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JeanFrançois Moutte, porte-parole de la Nuit du Droit et Président de la cour administrative de Douai, était l'invité de Bonsoir Grand Lille ce lundi 4 octobre.
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kHw5Y. 1Toutes les institutions paraissent aujourdâhui taraudĂ©es par une interrogation sur la distance. 2Au cĆur de la crise de lâĂtat, il y aurait un Ă©loignement dâavec les usagers, les publics, leurs attentes, leurs aspirations; mais aussi des clivages problĂ©matiques entre les diffĂ©rents services publics. Un problĂšme de distance entre les institutions elles-mĂȘmes â fait de coordinations dĂ©faillantes, dâignorances rĂ©ciproques, quand ce nâest pas de batailles confuses pour la dĂ©fense de pĂ©rimĂštres obsolĂštes â aggraverait celui qui existe entre les usagers et les services publics. DâoĂč lâimpression frĂ©quente dâavoir affaire Ă des systĂšmes cloisonnĂ©s qui tirent dans des sens opposĂ©s, Ă des dispositifs qui Ă©mettent des sons inaudibles et/ou paradoxaux, pour de larges fractions de la population. 3La justice nâĂ©chappe pas Ă la question de la distance elle aussi doit procĂ©der Ă une Ă©volution de ses positionnements vis-Ă -vis des publics et des autres services de lâĂtat, afin de se constituer comme institution ressource et foyer de repĂšres. Bien entendu, Ă moins de rĂ©cuser le principe institutionnel, rĂ©duire les distances ne signifie pas les abolir, mais opĂ©rer un tri entre distance positive, nĂ©cessaire, et distance nĂ©gative, inutile, effet de barriĂšre ou de refoulement. La notion de proximitĂ© peut alors se rĂ©vĂ©ler appropriĂ©e, Ă condition dâen dĂ©ployer la polysĂ©mie, et dâen marquer la limite. Il ne sâagit pas de cĂ©der Ă une mode superficielle, mais de sâajuster, et surtout de se disposer Ă des ajustements permanents, pour faire face Ă des contextes dĂ©mographiques, sociaux, culturels et Ă©conomiques dĂ©jĂ bouleversĂ©s, et qui continueront de changer Ă des rythmes accĂ©lĂ©rĂ©s. DiffĂ©rentes innovations en cours ou en projet permettent de donner des traductions opĂ©rationnelles Ă chacune des significations du mot proximitĂ© dans le champ judiciaire. Cependant, la mutation de la justice sous lâangle de la quĂȘte dâune rĂ©duction des distances inutiles â amorcĂ©e depuis le dĂ©but des annĂ©es quatre-vingt-dix avec la fondation de la premiĂšre maison de justice et du droit MJD â pose des problĂšmes inĂ©dits. Elle suppose, tant pour les acteurs de la justice que pour ses partenaires, de nouveaux apprentissages. Surtout, elle doit ĂȘtre conduite en prĂ©servant sa double nature de service public et dâautoritĂ© des effets de mode, la notion de proximitĂ© peut se rĂ©vĂ©ler appropriĂ©e Ă la mutation de la justice, Ă condition dâen faire jouer tous les sens, et de ne pas la transformer en une sorte de mythe. 5La notion de proximitĂ© concerne lâinstitution judiciaire pour quatre raisons essentielles. 6âą La proximitĂ©, un nouveau positionnement de la justice dans lâespace 7Un fossĂ© sâest progressivement creusĂ© entre la carte des implantations judiciaires et les donnĂ©es dĂ©mographiques et sociales contemporaines. La localisation spatiale des Ă©tablissements de justice nâest pas un dĂ©tail anodin elle envoie un message, implicite mais rĂ©el, encore trop souvent nĂ©gatif. Ce nâest pas par hasard si la premiĂšre des MJD, celle de Cergy-Pontoise, a Ă©tĂ© créée en juin 1990 dans un dĂ©partement caractĂ©risĂ© par une forte croissance dĂ©mographique, lâexistence dâun unique tribunal de grande instance et de plusieurs villes nouvelles dĂ©pourvues de tribunaux dâinstance. 8La notion de proximitĂ© renvoie Ă la nĂ©cessitĂ© dâentreprendre un travail de territorialisation de la justice. On est ici dans un projet de rĂ©duction des distances spatiales. 9âą La proximitĂ©, pour modifier le rapport au temps 10LâidĂ©e est ici de faire la chasse Ă certains dĂ©lais devenus inacceptables dans un monde oĂč tout sâest accĂ©lĂ©rĂ©. Lâacte de juger implique du temps â celui des investigations, du dĂ©bat contradictoire et de ses dĂ©lais prescrits, de la dĂ©libĂ©ration â donc une certaine distance par rapport au fait gĂ©nĂ©rateur. Ce nâest pas cela qui doit ĂȘtre changĂ©. Câest lâexistence de nombreux temps morts » qui allongent inutilement les dĂ©lais. Les personnes qui les subissent vivent ces durĂ©es dĂ©raisonnables comme des vexations greffĂ©es par la bureaucratie judiciaire sur leur difficultĂ© initiale. Comme si le systĂšme voulait les punir dâavoir formulĂ© une demande⊠Au moment on lâon exige dâeux quâils prĂ©fĂšrent les voies de droit aux voies de fait pour rĂ©gler leurs problĂšmes [1] ! 11âą La proximitĂ©, une mutation relationnelle 12Comment prendre en compte les Ă©volutions de la socialitĂ© et de la demande concrĂšte de justice Ă©manant des individus dâaujourdâhui pour promouvoir des modes dâinterventions judiciaires qui fassent sens, non seulement pour les professionnels de la justice, mais avant tout pour les parties concernĂ©es ? 13Une approche existentielle des litiges rĂ©vĂšle quâau-delĂ de la lĂ©galitĂ© formelle de leur traitement â Ă©videmment indispensable â les procĂ©dures employĂ©es dĂ©terminent des impacts trĂšs dissemblables sur les parties. Ainsi, un conflit mettant aux prises des inconnus ne revĂȘt pas le mĂȘme sens pour les protagonistes quâun conflit, aux caractĂ©ristiques juridiques identiques, nĂ© entre des parties condamnĂ©es Ă demeurer en rapport lâune avec lâautre. 14Ce ne sont pas seulement des solutions conformes au droit qui doivent ĂȘtre trouvĂ©es, alors ce sont des solutions qui ramĂšnent effectivement la paix entre les parties. Pour cela, il faut quâelles soient claires, lisibles, traduisibles dans la langue des interactions quotidiennes. 15âą La proximitĂ©, comme diminution de la distance sociale 16La gratuitĂ© est un des principes fondamentaux de la justice. Encore faut-il quâil soit concrĂštement appliquĂ©, et non seulement affichĂ©. 17Il est anormal que des personnes dĂ©munies renoncent Ă certaines actions lĂ©gitimes pour des raisons de coĂ»t. Mais elles peuvent aussi y renoncer, ou ne pas mĂȘme y penser, par mĂ©connaissance des recours et des aides existantes. Cela implique non seulement lâextension thĂ©orique du champ de lâaide juridictionnelle, mais Ă©galement une politique dâinformation vigoureuse et volontariste en direction des personnes les plus dĂ©favorisĂ©es. Les structures judiciaires de proximitĂ© doivent ĂȘtre inscrites au cĆur du dispositif social de lutte contre lâexclusion. 18Ainsi, la proximitĂ© fĂ©conde pour la justice, ce serait cette proximitĂ© plurielle ». Elle doit ĂȘtre cultivĂ©e, travaillĂ©e, amĂ©liorĂ©e, car des Ă©tudes convergentes ciblent un point faible la relation de lâinstitution avec ses publics et les dĂ©calages pernicieux, voire les barrages dâordre culturel, social, spatial qui parasitent cette relation. Il existe, au moins depuis 1958, un trop-plein de distance entre la justice et ses usagers. Ceux-ci lâexpriment dâailleurs avec constance, dĂšs quâon les interroge [2].Cependant, la proximitĂ© nâest pas le modĂšle unique de la justice. Elle ne saurait remplir la fonction dâun mythe dangereux qui remplacerait systĂ©matiquement lâapplication verticale du droit et la reconnaissance de lâautoritĂ© par la nĂ©gociation et des dispositifs latĂ©raux bien juger, parfois, câest justement introduire de la distance lĂ oĂč il nây en a pas assez. Câest pourquoi elle doit ĂȘtre articulĂ©e, et non opposĂ©e, aux autres dispositifs proximitĂ© un concept opĂ©rationnel19La proximitĂ© nâest plus seulement un concept mobilisant le champ de la recherche et suscitant Ă©tudes et controverses. Deux lois, du 6 janvier 1995 [3] puis du 18 dĂ©cembre 1998 [4] ont consacrĂ© le terme de proximitĂ© » en justice. LâinventivitĂ© locale a pour une fois trouvĂ© assez rapidement une traduction lĂ©gislative Ă portĂ©e gĂ©nĂ©rale. La proximitĂ© nâest donc plus, pour les agents du service public, Ă prendre ou Ă laisser selon les prĂ©fĂ©rences idĂ©ologiques ou les intuitions de chacun e elle est un objectif que la sociĂ©tĂ©, par lâintermĂ©diaire du lĂ©gislateur, a fixĂ© au service public judiciaire, et que celui-ci doit sâefforcer, par une action multidimensionnelle, de prendre en charge. Quelles sont les justifications et les instruments de ce projet ?RĂ©pondre Ă la demande concrĂšte de justice20Il sâagit de faire face Ă la diversitĂ© de la demande concrĂšte de justice, ce qui suppose de lâidentifier, donc de la distinguer de besoins qui, pour en ĂȘtre proches, nâont pas Ă lui ĂȘtre amalgamĂ©s. 21Une distinction essentielle a Ă©tĂ© posĂ©e dĂšs la loi de juillet 1991 [5] relative Ă lâaide juridique, distinction tout Ă la fois confirmĂ©e et affinĂ©e par la loi du 18 dĂ©cembre 1998 relative Ă lâaccĂšs au droit celle qui existe entre la demande de droit et la demande de justice. 22â La demande de droit, câest lâexpression du besoin social de connaissance du droit, dâinformation des citoyens sur leurs droits et obligations, dâaccĂšs aux normes que tous peuvent avoir Ă connaĂźtre ou Ă mobiliser pour gĂ©rer correctement leur vie quotidienne, professionnelle, familiale. Ici aussi existe un problĂšme de rĂ©duction de distance celle, excessive, qui sĂ©pare le monde vĂ©cu et le monde des normes. 23Combler ou rĂ©duire ce fossĂ© nâimplique cependant pas forcĂ©ment lâintervention dâun juge ou dâun professionnel du droit. Le droit, ce nâest pas que le contentieux, par consĂ©quent le problĂšme de lâaccĂšs au droit ne renvoie pas uniquement au problĂšme de la connaissance des recours judiciaires et de lâaccĂšs aux juridictions. 24â La demande de justice, Ă©videmment reliĂ©e Ă la demande de droit, sâen distingue nĂ©anmoins ce qui lâemporte ici, câest fondamentalement le besoin de trouver, si possible vite et pas trop loin de soi, une solution juridique solide Ă une querelle, une dispute, un conflit, une revendication, lorsque cette issue ne peut pas, pour diverses raisons, ĂȘtre spontanĂ©ment dĂ©couverte ou mise en Ćuvre par les protagonistes. Il faut alors lâintervention dâun tiers, qui peut ĂȘtre un juge, un arbitre, un conciliateur ou un mĂ©diateur de justice, selon les cas. Contrairement Ă ce que lâon affirme souvent, cette demande ne porte pas que sur des questions liĂ©es Ă la sĂ©curitĂ© implicitement de droit pĂ©nal, mais frĂ©quemment sur des questions de droit civil ou administratif. 25De cette distinction dĂ©coule lâĂ©dification de deux rĂ©seaux complĂ©mentaires celui de lâaccĂšs au droit qui se dĂ©veloppe avec comme pivot les conseils dĂ©partementaux dâaccĂšs au droit CDAD, et le rĂ©seau judiciaire de proximitĂ© RJP, principalement composĂ© des maisons de justice et du de nouveaux outils, mobiliser de nouveaux acteurs26Pour passer de la rĂ©flexion Ă la pratique, de la rhĂ©torique aux actes, restait Ă emplir dâun contenu la rĂ©fĂ©rence Ă la proximitĂ©, Ă imaginer et Ă mettre en place les outils de sa rĂ©alisation. 27â LâaccĂšs Ă la justice nâest pas quâun Ă©tat dâesprit, une dĂ©marche, câest Ă©galement un problĂšme de structure une organisation. 28Il fallait inventer des Ă©tablissements adĂ©quats pour agrandir les voies dâentrĂ©e en Justice. Le ministĂšre de la Justice sâattache, depuis 1991, au dĂ©veloppement et Ă la consolidation dâun vĂ©ritable dispositif judiciaire de proximitĂ©. Ce rĂ©seau urbain, comprend les MJD et les antennes de justice, mais aussi les 473 juridictions dâinstance. Il existe aujourdâhui 72 MJD et 59 antennes de justice ouvertes au public, rĂ©parties dans une quarantaine de dĂ©partements français [6]. 29Un sondage rĂ©cent a rĂ©vĂ©lĂ© Ă quel point ces structures Ă©taient plĂ©biscitĂ©es par les habitants [7]. Du coup, le problĂšme de leur gĂ©nĂ©ralisation effective Ă lâensemble du territoire national est dĂ©sormais posĂ©, non pas comme une politique volontariste et plaquĂ©e, mais comme rĂ©ponse Ă un besoin exprimĂ©. 30â Il convenait Ă©galement de mettre au point de nouveaux modes de faire, des procĂ©dures adaptĂ©es. Mieux rĂ©pondre Ă la demande de justice, câest essayer de prendre acte de sa diversitĂ© en offrant des palettes de choix procĂ©duraux. 31Câest ainsi quâĂ cĂŽtĂ© de la rĂ©ponse juridictionnelle classique se dĂ©veloppent les procĂ©dures de mĂ©diation/conciliation. 234 000 affaires pĂ©nales ont Ă©tĂ© traitĂ©es, en 2000, par la voie des alternatives aux poursuites, soit prĂšs dâun tiers des affaires poursuivables [8]. PrĂšs de 90 000 affaires civiles ont Ă©tĂ© traitĂ©es par la voie de la conciliation. 32Aujourdâhui, plusieurs centaines de milliers de personnes entrent » en justice par le truchement de procĂ©dures extra-juridictionnelles. Toutes ces mesures nâont pas lieu Ă partir des MJD, mais on peut observer que partout oĂč existent ces structures, les nouvelles procĂ©dures connaissent un essor plus important, comme si, en fait sinon en droit, elles rĂ©clamaient des plates-formes ad hoc pour sâĂ©panouir. 33â Des acteurs pour animer le rĂ©seau la nĂ©cessitĂ© de faire Ă©merger de nouveaux collaborateurs de justice, authentiques relais entre la justice et la sociĂ©tĂ© civile, sâest rapidement imposĂ©e pour faire vivre et agir un rĂ©seau en prise avec les besoins des habitants. Greffiers de MJD, agents de justice, mĂ©diateurs, conciliateurs, dĂ©lĂ©guĂ©s du procureur, membres dâassociations Ćuvrant dans le domaine de lâaccĂšs au droit, de lâaide aux victimes, de la prĂ©vention de la dĂ©linquance plusieurs centaines de personnes, bĂ©nĂ©voles et/ou professionnels, agissent aujourdâhui dans les maisons ou les antennes de justice et du droit. 34â La richesse des actions conduites dans ce rĂ©seau appelle Ă lâĂ©vidence lâĂ©mergence dâune nouvelle culture judiciaire qui conjugue indĂ©pendance et partenariats, politiques judiciaires propres et participation active aux politiques publiques locales, clartĂ© sur la spĂ©cificitĂ© des missions de la justice et ouverture dâesprit, contextualisation plus poussĂ©e de lâaction lâamabilitĂ©, le bon accueil, la clartĂ© du langage employĂ©, et la capacitĂ© dâĂ©coute qui expliquent pour une large part que 89 % des utilisateurs se dĂ©clarent satisfaits du contact nouĂ© avec la justice par le biais des MJD [9]. Ce qui se dessine en filigrane ici, câest une culture judiciaire Ă©largie qui ne soit plus le monopole dâexperts centrĂ©s exclusivement sur leurs connaissances juridiques, mais qui soit partagĂ©e, mĂ©tissĂ©e, mĂȘlĂ©e de social et de et risques de la proximitĂ© en justice35La proximitĂ© est bien un projet quâil faut prendre au sĂ©rieux, et non une mode passagĂšre. Concept opĂ©ratoire, elle permet dâapercevoir des problĂšmes qui, sans elle, seraient nĂ©gligĂ©s, et de dĂ©ployer un mieux faire, non seulement dans des Ă©tablissements nouveaux, mais encore dans les Ă©tablissements judiciaires classiques. 36Encore faut-il ne pas envisager la rĂ©duction des distances comme une opĂ©ration purement utilitaire, voire managĂ©riale, mais lâapprĂ©hender comme la prise en charge dâune vĂ©ritable mutation culturelle ce ne sont pas seulement des outils qui doivent sâajuster Ă des besoins, ce sont des mondes qui demandent Ă ĂȘtre rapprochĂ©s le monde vĂ©cu des habitants et le monde du enjeux vers une rĂ©volution calme de la justice ?37Lâinstitution judiciaire se trouve ĂȘtre aujourdâhui le centre de convergence de deux phĂ©nomĂšnes sociaux majeurs la nouvelle demande de droit qui dĂ©coule de la dĂ©pression des rĂ©gulations traditionnelles, dâabord ; la mĂ©tamorphose des modes dâinteraction entre les individus en milieu urbain, qui paraĂźt avoir entraĂźnĂ© une explosion de la conflictualitĂ© [10], ensuite. 38Du coup, cela fait ressortir presque crĂ»ment la contradiction qui existe entre la relative fermeture du systĂšme judiciaire, rĂ©sultat de son histoire, et les missions fondamentales dâune institution pourtant potentiellement dĂ©diĂ©e, par le biais des rĂšgles, Ă la communication entre les ĂȘtres. 39Il faut donc penser et organiser la mutation de la justice, ce monde mĂ©connu en une institution ressource pour les citoyens en quĂȘte de droits un monde connu, ouvert, hospitalier. Mais cette mĂ©tamorphose nâest pas possible dans lâabstraction une authentique dĂ©marche dâhospitalitĂ© en justice commande un intĂ©rĂȘt soutenu pour ses visiteurs » rĂ©els, la connaissance des contextes oĂč ils se meuvent au quotidien et la prise en compte des difficultĂ©s concrĂštes qui les amĂšnent Ă se tourner vers la maison » dâaccueil, ou Ă nĂ©gliger de le faire. 40La rĂšgle de droit, au-delĂ de son aptitude Ă rĂ©soudre au cas par cas tel ou tel litige, nâest-elle pas le dernier propos unifiant que la sociĂ©tĂ© peut envoyer Ă chacun e des individus qui la composent, indĂ©pendamment de leurs caractĂšres particuliers ? Et aussi â ce qui fait mieux apercevoir la fonction potentiellement Ă©ducative, donc libĂ©ratrice, du droit â lâun des rares messages non contingents, laĂŻques et dĂ©mocratiquement Ă©laborĂ©s quâils puissent recevoir dans lâunivers dĂ©senchantĂ© oĂč ils sont dĂ©sormais jetĂ©s ? 41Les juristes dĂ©tiennent donc, Ă condition de redĂ©finir leurs mĂ©thodes et de se mĂ©nager une place diffĂ©rente dans la sociĂ©tĂ© â ni prĂ©pondĂ©rante, ni subalterne â une partie de la rĂ©ponse Ă certaines interrogations pressantes de notre Ă©poque quelles liaisons imaginer entre des territoires fragmentĂ©s, des groupes diffĂ©renciĂ©s, des individus dĂ©sorientĂ©s ? Comment garantir ce monde commun qui permet Ă chacun des mondes particuliers de se dĂ©ployer ? Comment assurer ces permanences qui sous-tendent la possibilitĂ© mĂȘme du changement ? Puisque les valeurs ne sont plus intangibles et indiscutĂ©es, mais relatives, rĂ©vocables, sujettes Ă caution, oĂč trouver le support dâune confrontation pacifique des avis et des styles de vie, la rĂšgle du jeu de cette dĂ©libĂ©ration incessante peut-ĂȘtre Ă©puisante pour les individus les plus fragiles qui est la marque de lâĂ©poque actuelle ? 42Dans le droit, certainement. Ă condition de ne plus le rĂ©duire Ă la seule fonction du rĂšglement des diffĂ©rends. Le droit est infiniment plus grand que le contentieux » [11]. Il se prĂ©sente comme un Ă©quivalent gĂ©nĂ©ral. On pourrait oser un rapprochement avec dâautres mĂ©diums comme la monnaie ou lâĂ©criture [12]. 43Soit cet outil doit ĂȘtre cachĂ©, il est logique alors dâen faire une chasse gardĂ©e de spĂ©cialistes, et de se borner Ă ratifier, voire Ă raffiner les obstacles sur la route qui mĂšne Ă lâappropriation du droit par ses il importe au contraire de le placer en pleine lumiĂšre en explicitant ses tenants et aboutissants, de lever les barriĂšres qui organisent encore une vĂ©ritable exclusion juridique, et alors il faut tout Ă la fois Ă©tendre la capacitĂ© des citoyens de participer Ă lâĂ©laboration des normes qui les concernent et multiplier les foyers dâapprentissage et de dissĂ©mination du droit dans lâensemble les risques, par une dĂ©marche fondĂ©e sur la rigueur et la qualitĂ©44Toute innovation, quelle que soit sa pertinence au fond, ouvre la possibilitĂ© de dĂ©viations, de dĂ©rives potentielles il vaut mieux essayer de les prĂ©voir que de les nier. Câest aussi vrai pour le rĂ©seau judiciaire de proximitĂ© en cours dâĂ©dification. 45â LâembĂ»che de la marginalisation. La crĂ©ation dâun nouveau modĂšle dâĂ©tablissement renvoie au risque dâun dĂ©veloppement sĂ©parĂ©. Il est rapidement apparu indispensable de dĂ©finir une articulation claire du rĂ©seau judiciaire de proximitĂ© avec les autres parties de lâinstitution judiciaire et de penser lâaccrochage de la pĂ©riphĂ©rie avec le centre les MJD sont ainsi placĂ©es par la loi sous lâautoritĂ© des chefs de juridiction du tribunal de grande instance dans le ressort duquel elles sont situĂ©es. Mais il reste Ă mettre en conformitĂ© les principes et les actes de la pratique quotidienne, ce qui rĂ©pond Ă une attente forte des intervenants en MJD [13]. 46De mĂȘme, il faut construire une synthĂšse entre les nouveaux et les anciens mĂ©tiers de justice, en Ă©vitant de laisser sâinstaurer une division du travail qui assignerait la modernisation comme tĂąche Ă certains mĂ©tiers de justice, et pas Ă dâ La loi du 18 dĂ©cembre 1998 dans ses dispositions relatives aux MJD Il peut ĂȘtre instituĂ© des maisons de justice et du droit, placĂ©es sous lâautoritĂ© des chefs du tribunal de grande instance dans le ressort duquel elles sont situĂ©es. Elles assurent une prĂ©sence judiciaire de proximitĂ© et concourent Ă la prĂ©vention de la dĂ©linquance, Ă lâaide aux victimes et Ă lâaccĂšs au droit. Les mesures alternatives de traitement pĂ©nal et les actions tendant Ă la rĂ©solution amiable des litiges peuvent y prendre place. »47â Le risque de la dĂ©formalisation. La construction dâun rĂ©seau judiciaire de proximitĂ© doit sâopĂ©rer en conformitĂ© avec les principes de lĂ©galitĂ©, dâĂ©galitĂ©, dâindĂ©pendance. Il ne sâagit pas de saisir une sorte dâoccasion propice, la territorialisation, pour sâĂ©manciper des missions fondamentales de la Justice il sâagit de chercher les voies de leur actualisation et de leur effectivitĂ© en prenant en compte les habitants vivants des citĂ©s rĂ©ellement existantes de notre civilisation urbaine. La consĂ©cration juridique des structures de proximitĂ© nâĂ©quivaut pas fatalement Ă une perte de crĂ©ativitĂ© et dâinitiative locale. Les innovations dans le service public ont elles-mĂȘmes besoin de points dâappui normatifs, faute desquels elles deviennent particuliĂšrement vulnĂ©rables. Ainsi, les MJD se sont vues dotĂ©es dâun cadre juridique national, par lâeffet de la loi du 18 dĂ©cembre 1998 qui les a inscrites dans le Code de lâorganisation judiciaire [14]. 48Ces normes complĂštent les rĂ©gulations locales organisĂ©es par les conventions constitutives passĂ©es entre tous les partenaires fondateurs. 49De mĂȘme les mesures essentielles effectuĂ©es en MJD, comme les alternatives aux poursuites et la conciliation des litiges civils, sont dotĂ©es de bases lĂ©gales [15]. 50â Le piĂšge de lâillisibilitĂ©. Le rĂ©seau judiciaire de proximitĂ© nâa de sens que dans la mesure oĂč il cherche Ă mieux rĂ©pondre aux besoins des justiciables. Ceux-ci se plaignent, depuis longtemps, de la difficultĂ© Ă apprĂ©hender les circuits judiciaires. Il ne faut pas que la crĂ©ation de nouvelles structures aboutisse, paradoxalement, Ă une complexification accrue des parcours pour aller en justice. Dâautant que nous avons affaire Ă des personnes qui ne sont pas assignĂ©es Ă rĂ©sidence dans un quartier ou une commune, mais qui bougent sans cesse et se transportent dâun lieu Ă un autre. Il faut que celui qui habite Lille, mais se trouve Ă Marseille Ă lâoccasion dâun incident affectant son existence, retrouve Ă peu prĂšs les mĂȘmes repĂšres et dispositifs que ceux quâil a pu connaĂźtre dans sa rĂ©sidence dâorigine. 51Cela passe par un effort volontariste pour stabiliser les terminologies et limiter le foisonnement des appellations. Ă partir de lĂ , il devient possible de dĂ©velopper une politique soutenue de communication qui construise la notoriĂ©tĂ© des MJD et mette effectivement Ă portĂ©e du grand public ces Ă©tablissements du fait de leur jeunesse, ils ne sont en effet pas aussi familiers que les tribunaux [16]. 52â LâĂ©cueil de lâisolement. LâĂ©dification et la consolidation du rĂ©seau judiciaire de proximitĂ© ne doit pas ĂȘtre conçue comme une sorte dâavancĂ©e solitaire de la justice dans la citĂ©. Elle est lâoccasion dâune rencontre, dâun partage des savoirs, dâun croisement des regards, avec le monde associatif, dâautres services publics, dâautres administrations de lâĂtat, voire les habitants eux-mĂȘmes. 53Les MJD ont pour tĂąche, non seulement dâassurer une prĂ©sence judiciaire » mais aussi de prendre en charge des thĂ©matiques partagĂ©es avec des acteurs extĂ©rieurs Ă lâinstitution, comme la prĂ©vention de la dĂ©linquance, lâaide aux victimes, lâaccĂšs au droit. Ainsi, elles seront Ă©galement des maisons pour tous » et les bases possibles dâune connexion du rĂ©seau judiciaire de proximitĂ© avec les autres rĂ©seaux agissants de la sociĂ©tĂ© civile locale. Conçues dâemblĂ©e comme les plates-formes dâune articulation de la politique judiciaire de la ville [17] avec les autres politiques publiques, elles peuvent rĂ©duire les dĂ©phasages qui existent entre le fonctionnement des diffĂ©rents services de lâĂtat et le service public judiciaire [18]. 54Cela suppose, dĂšs le stade de leur crĂ©ation et le choix de leurs implantations, la mise en Ćuvre dâauthentiques diagnostics partagĂ©s, fondĂ©s sur lâĂ©valuation des besoins locaux en matiĂšre dâaccĂšs au droit, dâaccĂšs Ă la justice civile et de sĂ©curitĂ©. 55Ă ces conditions, les MJD, sans sâĂ©loigner de lâinstitution mĂšre, peuvent constituer un point de jonction entre la demande de justice et la demande sociale de droit, et le lieu dâun rendez-vous prometteur entre juristes et non-juristes. 56* * * 57Ainsi, il sera possible de faire Ă©voluer la Justice vers un service public plus accessible, notamment Ă lâaide des maisons de justice et du droit, et en mĂȘme temps de faire en sorte quâelle devienne une rĂ©fĂ©rence forte, visible de tous les points de vue, au-delĂ des fragmentations territoriales et des divisions sociales. 58Une institution, y compris pour assumer son rĂŽle de clef de voĂ»te, ne peut plus apparaĂźtre comme une machine lointaine, inquiĂ©tante parce quâabstraite. PrivĂ©e de terminaisons souples, de relais, dĂ©munie dâassise sociale et de crĂ©dibilitĂ© pour le quotidien, elle se condamne, au-delĂ des proclamations Ă©nergiques, Ă une impuissance en ĂȘtre capable dâembrayer effectivement sur la socialitĂ©, la Justice doit se situer, tour Ă tour et simultanĂ©ment, dans la proximitĂ© et la distance, la plasticitĂ© et la rigueur, la crĂ©ation et lâ nâest pas seulement Ă la marge quâun tel dĂ©fi pourra ĂȘtre relevĂ©, mais carrĂ©ment au centre. Cet aggiornamento dâensemble modifiera peu Ă peu la perception par les acteurs de ce qui est pĂ©riphĂ©rique et de ce qui est central, de ce qui est petit et grand, de ce qui est ordinaire et noble. Notes [*] Magistrat, dirige le secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral pour la Coordination de la politique de la ville ministĂšre de la Justice notamment chargĂ© de lâaide au dĂ©veloppement et de lâanimation du rĂ©seau national de maisons de Justice et du droit [1] La problĂ©matique de la diminution des Ă©carts entre la justice et les usagers de la justice implique de fusionner le temps et lâespace ainsi, la distance qui sĂ©pare les justiciables des Ă©tablissements quâils frĂ©quentent ne se mesure pas uniquement Ă lâaide de lâĂ©talon mĂ©trique combien de kilomĂštres sĂ©parent tel quartier de tel tribunal ?, mais en temps effectif de trajet combien dâheures et de minutes pour se rendre Ă une convocation ? Mais les dĂ©placements peuvent ĂȘtre immatĂ©riels, et on pourrait ajouter une question subsidiaire combien de temps dâattente tĂ©lĂ©phonique avant de trouver lâinterlocuteur ad hoc et obtenir la rĂ©ponse Ă une demande de renseignement ? [2] Cf. baromĂštre gouvernemental CSA/MinistĂšre de la Justice, 12e vague, novembre 2000. [3] Loi de programme 95-9 du 6 janvier 1995 relative Ă la justice. [4] Loi 98-1163 du 18 dĂ©cembre 1998 relative Ă lâaccĂšs au droit et Ă la rĂ©solution amiable des conflits. [5] Loi 91-647 du 10 juillet 1991 relative Ă lâaide juridique. [6] Dont trois dâoutre-mer Ă La RĂ©union, en Martinique et en Guyane. Source Dossier dâinformation sur les maisons de justice et du droit et les antennes de justice, SGPV, ministĂšre de la Justice, 18 mai 2001. [7] Cf. Les maisons de justice et du droit vues par leurs utilisateurs et le grand public sondage CSA/MinistĂšre de la justice, mars 2001. Cette Ă©tude a Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©e au dĂ©but de lâannĂ©e 2001, dâune part auprĂšs dâutilisateurs 368 personnes interrogĂ©es en face-Ă -face Ă la sortie de 9 MJD, dâautre part auprĂšs dâhabitants vivants dans les zones de compĂ©tence de 10 MJD 950 personnes interrogĂ©es. Les rĂ©sultats de ce sondage figurent dans les actes du SĂ©minaire de rĂ©flexion sur les MJD, ministĂšre de la Justice, mai 2001. [8] Les affaires poursuivables » sont les affaires dans lesquelles il nâexiste pas dâobstacle juridique infraction non constituĂ©e ou de fait impossibilitĂ© dâidentifier lâauteur interdisant des poursuites. Elles reprĂ©sentent environ 30 % du total des procĂšs-verbaux transmis aux parquets. Source Les chiffres clĂ©s de la justice, ministĂšre de la Justice, octobre 2000. [9] Cf. Les maisons de justice et du droit vues par leurs utilisateurs et le grand public, Ă©tude CSA op. cit. [10] Mais Ă©galement la naissance de formes nouvelles de civilitĂ©, qui constituent, Ă condition de les reconnaĂźtre et de les valoriser, le seul point dâappui Ă la fois solide et profondĂ©ment dĂ©mocratique au renouvellement des politiques de sĂ©curitĂ©. [11] Jean Carbonnier, Flexible droit, LGDJ, 1969. [12] Cf. LâAmour et la Justice comme compĂ©tences, par Luc Boltansky, MĂ©tailiĂ©, 1990, notamment p. 217. [13] Cf. EnquĂȘte auprĂšs des intervenants en Maison de Justice et du Droit, groupe dâacteurs des MJD, actes du sĂ©minaire de rĂ©flexion sur les MJD des 3 et 4 avril 2001, ministĂšre de la Justice, mai 2001. [14] De mĂȘme, les maisons de service public MSP, depuis la loi du 24 avril 2000 relative aux relations entre les citoyens et lâadministration, se sont vues dotĂ©es dâune base lĂ©gale. [15] Cf. le dĂ©cret du 20 mars 1978 pour la conciliation de justice et la loi du 23 juin 1999 pour les alternatives aux poursuites. [16] Cf. Les maisons de justice et du droit vues par leurs utilisateurs et le grand public, op. cit. [17] Cf. Guide mĂ©thodologique de la politique judiciaire de la ville, ministĂšre de la Justice, avril 2001. [18] Elles peuvent ĂȘtre intĂ©grĂ©es aux actions menĂ©es dans le cadre des grands projets de ville GPV et des opĂ©rations de renouvellement urbain ORU. Bibliographie succincte sur la justice de proximitĂ©Livres Les grands systĂšmes de politique criminelle, Mireille Delmas-Marty, PUF, 1992. En ligneDu procĂšs pĂ©nal, Denis Salas, PUF, sociologique des lois, Jacques Commaille, PUF, de la Justice en France, Jean-Pierre Royer, PUF, Juste, Paul RicĆur, Ăditions Esprit, juger, Antoine Garapon, Odile Jacob, locale de la justice pĂ©nale â Aux origines de la justice de proximitĂ©, Anne Wyvekens, LâHarmattan, et dĂ©mocratie â Entre faits et normes, Jurgen Habermas, Gallimard, 1997. En ligneIntroduction historique au droit, Norbert Rouland, PUF, multiformes de la proximitĂ©, Michel Bellet, Thierry Kirat, Christine Largeron coord., Hermes, et justiciables au XIXe et XXe siĂšcles, Gilles Rouet, Belin, sociĂ©tĂ© dâhospitalitĂ©, Sebastian RochĂ©, Jean-Louis Schlegel, Seuil, de justice, Jacques Commaille, PUF, Ă la politique criminelle, Christine Lazerges, LâHarmattan, La rĂ©gulation des petits dĂ©sordres sociaux », Jacqueline Costa-Lascoux, Les Cahiers de la sĂ©curitĂ© intĂ©rieure, n° 18, 4° trimestre 1994. Le pluralisme des modĂšles de justice », Jean De Munck, dans La justice des mineurs. Ăvolution dâun modĂšle, A. Garapon et D. Salas Dir., LGDJ/Bruylant, 1995. De la maison au palais de justice â la formation de lâarchitecture judiciaire », Robert Jacob, Justices n° 2, juillet-dĂ©cembre 1995. La justice judiciaire de proximitĂ© », Jean Beauchard, Justices n° 2, juillet-dĂ©cembre ligne Aux marges du palais », Pierre Vidal-Naquet, Les annales de la recherche urbaine, n° 68-69, septembre-dĂ©cembre 1995. En ligne Justice de conciliation, proximitĂ© et carte judiciaire de 1830 Ă nos jours », Jean-Pierre Nandrin, Revue interdisciplinaire dâĂ©tudes juridiques, n° 38, Bruxelles, 1997 De la justice de proximitĂ© aux maisons de justice », Philippe Mary, Revue de droit pĂ©nal et de criminologie, Bruxelles, mars 1998. DĂ©linquance des mineurs justice de proximitĂ© vs justice tutĂ©laire », Anne Wyvekens, Esprit, 3-4, mars-avril 1998. Maisons de justice », MichaĂ«l Dantinne, Journal des tribunaux, n° 5947, Bruxelles, 4 dĂ©cembre ligne Les politiques de sĂ©curitĂ© une magistrature sociale, pour quelle proximitĂ© ? », Anne Wyvekens, Droit et SociĂ©tĂ©, n° 44/45, 2000. Lâordre juridique comme dĂ©sordre politique », Jacques Commaille, Pouvoirs, n° 94, Ă©tudes, travaux universitaires, documents officiels Propositions pour une justice de proximitĂ©, Hubert Haenel, Jean Arthuis, rapport remis en judiciaire dans la ville, Claude Beau, Ăcole nationale de la magistrature, Fondation de France, maisons de justice et du droit, GĂ©rard Vignoble, rapport au garde des Sceaux, fĂ©vrier justice de proximitĂ© en Europe, actes du colloque des 2 et 3 octobre 1997, ActivitĂ©s dâĂ©tudes et de recherches â Ăcole nationale de la publics, Justice et territorialisation, Christophe Bechet, mission rĂ©gionale dâappui Droit et Ville en Ile-de-France », Documents et Ătudes, ministĂšre de la Justice, janvier justice de proximitĂ© une nouvelle Ă©ducation morale ?, Ă©tude rĂ©alisĂ©e par Thierry Oblet, universitĂ© Bordeaux 2, ministĂšre de la Justice, janvier maisons de justice et du droit vues par leurs utilisateurs et le grand public satisfaction, images et attentes, sondage CSA/MinistĂšre de la Justice, mars politique judiciaire de la ville guide mĂ©thodologique, ministĂšre de la Justice, avril du sĂ©minaire de rĂ©flexion sur les MJD des 2 et 3 avril 2001, ministĂšre de la Justice, mai maisons de la justice et du droit et les antennes de justice en France, Dossier dâinformation, secrĂ©tariat gĂ©nĂ©ral pour la coordination de la politique de la ville, ministĂšre de la Justice, 18 mai 2001.
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7 rue Saint-Florentin 75008 PARIS Le dĂ©fenseur des droits est une autoritĂ© administrative indĂ©pendante, inscrite dans le constitution depuis le 23 juillet 2008 et instituĂ©e par la loi organique et la loi ordinaire du 29 mars institution nouvellement créée succĂšde au MĂ©diateur de la RĂ©publique, au DĂ©fenseur des enfants, Ă la Haute autoritĂ© de lutte contre les discriminations et pour l'Ă©galitĂ© HALDE ainsi qu'Ă la commission nationale de dĂ©ontologie de la sĂ©curitĂ© CNDS. Depuis le 1er mai dernier, les compĂ©tences du MĂ©diateur de la RĂ©publique, du DĂ©fenseur des enfants, de la HALDE et de la CNDS sont regroupĂ©es au sein du DĂ©fenseur des droits, avec un objectif simplifier et clarifier le dispositif de protection des droits au sein d'une autoritĂ© unique. Le DĂ©fenseur des droits exerce sa fonction en toute indĂ©pendance par rapport au autre institutions. Le 22 juin dernier, Dominique Baudis a Ă©tĂ© nommĂ© pour occuper ce poste. Interlocuteur accessible Ă tous, il peut ĂȘtre saisi directemet et gratuitement par toute personne physique ou morale sur des questions variĂ©es allant de la dĂ©fense des droits et libertĂ©s en particulier les droits de l'enfant Ă la lutte contre les discriminations. Au delĂ , le DĂ©fenseur des droits dispose de pouvoir propres d'investigation, avec notamment la possibilitĂ© de saisir le Conseil d'Etat en cas de doute sur l'interprĂ©tation de textes juridiques. Claire HEDON est la DĂ©fenseure des droits depuis le 22 juillet 2020, pour une durĂ©e de 6 ans, mandat non renouvelable, non rĂ©vocable. Qui peut saisir le DĂ©fenseur des droits? Toute personne physique ou morale s'estimant lĂ©sĂ©e par le fonctionnement d'une administration ou d'un service public Un enfant qui invoque la protection de ses droits ou une situation mettant en cause son intĂ©rĂȘt, ou son reprĂ©sentant lĂ©gal, un membre de sa famille, un service mĂ©dical ou social, ou une association de dĂ©fense des droits de l'enfant; Toute personne physique ou morale s'estimant victime d'une discrimination, directe ou indirecte, prohibĂ©e par la loi ou un engagement international, que l'auteur prĂ©sumĂ© de cette discrimination soit une personne privĂ©e ou publique; Toute personne physique ou morale qui a Ă©tĂ© victime ou tĂ©moin de faits dont elle estime qu'ils constituent un manquement Ă la dĂ©ontologie par des personnes exercant une activitĂ© de sĂ©curitĂ© police, gendarmerie, police municipale, administration pĂ©nitentiaire, douanes, service de sĂ©curitĂ© privĂ©e, service de surveillance des transports en commun, ect... Enfin , le DĂ©fenseur pourra ĂȘtre averti indirectement par les ayants droit ou les reprĂ©sentants lĂ©gaux des victimes, par les enfants mineurs et leurs familles, par les associations de dĂ©fense des droits et de lutte contre les discriminations. Comment le saisir? Le DĂ©fenseur des droits peut ĂȘtre saisi des agissements de personnes publiques ou privĂ©es. En cas de conflit avec une administration, la saisine doit ĂȘtre prĂ©cĂ©dĂ©e de dĂ©marches prĂ©alables auprĂšs des personnes publiques ou organisme mis en cause. La saisine du DĂ©fenseur des droits est gratuite et directe. Elle n'interrompt ni ne suspend les dĂ©lais de preion des actions en matiĂšre civile, administrative ou pĂ©nale, ni ceux des recours administratifs et contentieux. Permanences des DĂ©lĂ©guĂ©s du DĂ©fenseur des droits dans le Pas de Calais Les DĂ©lĂ©guĂ©s reçoivent sur rendez-vous ARRAS - Maison des sociĂ©tĂ©s 16 rue Aristide Briand 62000 ARRAS Tel. 06 40 81 54 67 Philippe CATHELAIN VENDREDI MATIN ARRAS - PrĂ©fecture d'Arras Rue Ferdinand Buisson 62000 ARRAS Tel. 03 21 21 20 00 Philippe CATHELAIN 2e et 4e LUNDI JOURNEE Ecrire ARRAS - Centre administratif d'Arras HĂŽtel de ville 6, place Guy Mollet 62022 ARRAS BP 70913 Tel. 03 21 50 50 50 François BIGET le JEUDI APRES-MIDI BAPAUME - Maison de la communautĂ© de communes du Sud-Artois 5 rue Neuve 62450 BAPAUME Tel. 03 21 59 17 17 Christian CAMUS les 1e - 2e et 3e LUNDI APRES-MIDIEcrire BERCK - Point d'accĂšs aux droits de Berck-sur-Mer Cottage des Dunes 62600 BERCK Tel. 06 33 41 25 55 Valois GOSSART les 2e et 4e LUNDI APRES-MIDIEcrire BERTINCOURT - Maison des services publics 2 rue d'Hermies 62124 BERTINCOURT Tel. 03 21 59 17 17 Christian CAMUS le 4e LUNDI APRES-MIDIEcrire BETHUNE - CCAS de BĂ©thune 286 rue Fernand Bar 62400 BETHUNE Tel. 03 21 01 63 10 Sylvie TASSEZ le MERCREDI APRES-MIDIEcrire BOULOGNE-SUR-MER - Mairie de Boulogne-sur-Mer Place Godefroy de Bouillon 62200 BOULOGNE-SUR-MER Tel. 03 21 87 80 80 Bernard DUJARDIN le MARDI JOURNEEEcrire BRUAY LA BUISSIERE - point-justice 39 rue Pierre BĂ©rĂ©govoy 62701 BRUAY LA BUISSIERE BP 23 Tel. - Fax. 03 91 83 01 11 Jean-Luc FACE le MERCREDI APRES-MIDI CALAIS - Maison de la famille Rue Antoine Bourdelle 62100 CALAIS Tel. 03 21 97 60 73 - Fax. 03 21 97 96 99 Guylain DHALLEINE le JEUDI JOURNEEEcrire CALAIS - Tribunal judiciaire Maison de justice et du droit de Calais Place CrĂšvecoeur 62100 CALAIS Tel. 03 21 97 09 27 Guylain DHALLEINE les 2e MARDI MATIN et 4e VENDREDI MATINEcrire COURRIĂRES - Maison de Services Publics 5, rue des Acacias 62710 COURRIĂRES Tel. 03 91 83 23 00 Jean-Yves LIMEUX le JEUDI APRES-MIDIEcrire ETAPLES - point-justice Etaples sur Mer Rue Neuve - RĂ©sidence Bretagne 62630 ETAPLES Tel. 06 33 41 25 55 Valois GOSSART les 1e et 3e VENDREDI MATINEcrire HOUDAIN - point-justice de Houdain 5 place de la Marne 62150 HOUDAIN Tel. 03 62 61 48 90 Sylvie TASSEZ le JEUDI MATINEcrire LENS - Maison de justice et du droit de Lens Pavillon Desmoulins Rue Alain 62300 LENS Tel. 03 91 83 01 10 - Fax. 03 91 83 01 11 Jean-Yves LIMEUX le JEUDI MATINEcrire SAINT-NICOLAS - point-justice Place des Ecrins 62223 SAINT-NICOLAS Tel. 03 21 73 85 62 le MARDI APRES-MIDIEcrire VERMELLES - Mairie de Vermelles Place de la RĂ©publique 62980 VERMELLES BP 4 Tel. 03 21 64 58 10 - Fax. 03 21 26 29 47 Jean-Yves LIMEUX semaine paire MARDI APRES-MID Permanences rĂ©servĂ©es aux dĂ©tenus Centre PĂ©nitentiaire de LonguenessePlateau des BruyĂšres BP 19 62219 LONGUENESSE le lundi aprĂšs midi Centre de DĂ©tention de BAPAUMEChemin des Anzacs62450 BAPAUMELe mardi aprĂšs-midi Maison d'ArrĂȘt d'Arras12 rue des Carabiniers d'Artois62000 ARRAS Les rendez vous sont fixĂ©s Ă la demande du dĂ©tenu par le CDAD62 ou SPIP
Accueil Hauts-de-France Lens - LiĂ©vin - HĂ©nin En mettant les pieds Ă Bollaert, ils sont tombĂ©s dans un bain de passion. Ils ont craquĂ© pour lâambiance, avant de se rencontrer Ă lâoccasion dâun dĂ©placement. DĂ©sormais parents dâun petit Quentin, Emmanuel et Sophie Lefebvre vivent le foot au quotidien. Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Pour lire la suite de cet article Abonnez-vous Ă partir de 1⏠à notre offre numĂ©rique. Sans engagement de durĂ©e. ESSAYER POUR 1⏠Vous ĂȘtes dĂ©jĂ abonnĂ© ou inscrit ? Se connecter L'info en continu 20h49 International Pays-Bas un camion percute une fĂȘte de quartier, plusieurs morts 20h35 RC LENS Direct DIRECT. Lens - Rennes une invincibilitĂ© Ă prĂ©server, un fauteuil de leader Ă aller chercher 20h07 International Video Serbie et Kosovo concluent un accord pour dĂ©samorcer les tensions 19h45 Economie Taxe sur les super profits» Ălisabeth Borne ne ferme pas la porte» 19h37 France Climat Ălisabeth Borne dĂ©bloque 1,5 milliard dâeuros pour aider les collectivitĂ©s Toute l'info en continu >
Accueil Hauts-de-France Lens - LiĂ©vin - HĂ©nin FermĂ©e lors du confinement, la Maison de la justice et du droit, qui accompagne les habitants en leur fournissant des informations juridiques, a assurĂ© un service minimum. Depuis le 2 juin, la structure a rouvert, mais lâactivitĂ© reprend au ralenti, situation sanitaire oblige. Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Article rĂ©servĂ© aux abonnĂ©s Pour lire la suite de cet article Abonnez-vous Ă partir de 1⏠à notre offre numĂ©rique. Sans engagement de durĂ©e. ESSAYER POUR 1⏠Vous ĂȘtes dĂ©jĂ abonnĂ© ou inscrit ? Se connecter L'info en continu 20h49 International Pays-Bas un camion percute une fĂȘte de quartier, plusieurs morts 20h35 RC LENS Direct DIRECT. Lens - Rennes une invincibilitĂ© Ă prĂ©server, un fauteuil de leader Ă aller chercher 20h07 International Video Serbie et Kosovo concluent un accord pour dĂ©samorcer les tensions 19h45 Economie Taxe sur les super profits» Ălisabeth Borne ne ferme pas la porte» 19h37 France Climat Ălisabeth Borne dĂ©bloque 1,5 milliard dâeuros pour aider les collectivitĂ©s Toute l'info en continu >
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