DĂ©sormais la conscience, comme conscience de soi, a un double objet, l'un, l'immĂ©diat, l'objet de la certitude sensible et de la perception, mais qui pour elle est marquĂ© du caractĂšre du nĂ©gatif, et le second, elle-mĂȘme prĂ©cisĂ©ment, objet qui est l'essence vraie et qui, initialement, est prĂ©sent seulement dans son opposition au premier objet. La Pourtant cette sensation est trompeuse, elle est une illusion, trahissant l’infinie complexitĂ© contradictoire qui nous constitue. Norbert Elias emploie le terme de « configuration ». L’individu n’est pas un atome sĂ©parĂ© du social, mais une configuration particuliĂšre , large et extraordinairement changeante, qui intĂ©riorise de façon spĂ©cifique toute la sociĂ©tĂ© de son Elleactive le processus de conscience de soi et d'Ă©volution, en mĂȘme temps qu'elle nous apprend Ă  communiquer d'une façon plus intuitive, avec le monde et plus directe avec les autres. L'interprĂ©tation et l'analyse du rĂȘve permettent Ă  l’individu de se reconnecter avec son dĂ©sir profond ou le soi intĂ©rieur (le mandala intĂ©rieur selon Jung). Cette approche permet Maiscela serait absurde : nous l'avons dit, la conscience est le fait de se sentir soi-mĂȘme, dans ce seul temps qui devient ; elle est l'identitĂ© actuelle du sentant et du senti, la tautĂ©gorie, la sensation de la sensation, cette seule sensation ; s'il y a conscience, actuellement, lors d'un Ă©coulement donnĂ©, il ne peut y avoir vraisemblablement que la Dansla conscience rĂ©flĂ©chie, le sujet prend de la distance par rapport Ă  ce qu’il a fait pour pouvoir l’apprĂ©cier, le juger ; c’est en cela que la conscience est opposition de soi Ă  soi. Or, dans la conscience morale, le sujet revient Ă©galement sur ce qu’il a dĂ©jĂ  posĂ© comme acte pour y porter des jugements de valeur. S’il en est ainsi, toute conscience DansLes confessions, Rousseau explique qu’il se souvient de certains Ă©pisodes traumatiques de son enfance qui ont fait naĂźtre en lui le sentiment de l’injustice.Cette Onretrouve et agrandit l’union : de l’ouĂŻe, du mental, de la conscience, de l’attention, du Soi et du point origine(l) du souffle. Et ce point dĂ©passe, transcende le Soi ; il est le point d’intersection du temps et de l’espace et de la conscience. Il est.CA. (Pas vraiment prĂ©cis ni clair) EXISTANT. EXISTE. YHWH. 16/04/2001 : J’ai vu « Virgin Suicide RYCQcpl. Épreuve tant redoutĂ©e, qui lance les Ă©preuves du Bac. Voici les corrigĂ©s de philosophie, premiĂšre Ă©preuve passĂ©e ce lundi par les candidats des sĂ©ries gĂ©nĂ©rales et technologiques au Bac 2018.=> Consultez ici les sujets du Bac Philo 2018=> Retrouvez aussi notre Facebook Live spĂ©cial corrigĂ© "Bac Philo 2018"Examen du lundi 18 juin 2018 de 8h Ă  12hDurĂ©e de l'Ă©preuve de philosophie 4hCorrigĂ©s SĂ©ries L - CorrigĂ© des SĂ©ries ES - CorrigĂ© des SĂ©ries S - CorrigĂ© des SĂ©ries TechnoLes propositions qui suivent ne constituent pas une correction dĂ©finitive mais des Ă©lĂ©ments de rĂ©flexion. Il est important que les candidats se rappellent que les attentes, en ce qui concerne l'Ă©preuve de philosophie, sont avant tout l'exercice rĂ©flĂ©chi du jugement et le tĂ©moignage d'une culture philosophique du Bac Philo SĂ©rie L LittĂ©raire Coef. 7CorrigĂ© Sujet 1 La culture nous rend-elle plus humain ?Le sujet est assez classique dans sa premiĂšre chose Ă  faire ici est de se demander, de façon un peu innocente pourquoi, alors que la culture est par essence humaine, elle ne nous rendrait pas humain et mĂȘme plus humain ? Le rĂŽle de la culture n’est-il pas de nous dĂ©tacher de l’animalitĂ©, par exemple ?Le sujet sous-entend deux Ă©lĂ©ments 1 la distinction nature/culture si la culture nous rend plus humain, nous sort-elle alors de plus en plus de la nature ?,2 la notion de progrĂšs qu’implique le plus » plus humain que quoi ? Cependant, ce plus » sous-entend que nous sommes dĂ©jĂ  quelque peu humains avant l’apparition de la culture, ou mĂȘme sans reformulĂ©e, la question peut donner Le passage de la nature Ă  la culture nous amĂ©liore-t-il dans notre humanitĂ© ?La difficultĂ© du sujet rĂ©side notamment dans les dĂ©finitions ainsi que l’analyse des concepts de culture », d’ humain », sans nĂ©gliger le verbe rendre ».Le mot culture » est prioritairement Ă  prendre au sens de civilisation », sociĂ©tĂ© », tel qu’il a dĂ» ĂȘtre dĂ©fini en tant que tĂȘte de chapitre du programme La culture ». TrĂšs secondairement, on pouvait, Ă  un moment donnĂ©, parler de culture au sens du savoir, au mĂȘme titre que les notions du programme qui composent l’analyse de la notion de culture l’histoire, le langage, l’art, etc..Question fondamentale Ă  se poser qu’est-ce qu’ĂȘtre humain ? Mot dĂ©finissable par distinction culture/nature mais aussi en soi la culture comme ensemble d’activitĂ©s que l’ĂȘtre humain convenait aussi de s’interroger sur le verbe nous rend-elle » qui suppose une progression du l’humanitĂ© de l’ĂȘtre humain, en quelque sorte, un mouvement, une notions du programme en jeu dans le sujet sont la culture » et possiblement les notions qui composent cette tĂȘte de chapitre, autrui », mais aussi ce qui peut tantĂŽt ĂȘtre questionnĂ© comme Ă©tant le propre de l’homme la raison », la conscience » ou encore des interrogations proprement humaines sur la libertĂ© » la culture nous rend-elle plus humain en nous rendant plus libres ? ; des notions du programme pouvaient aussi ĂȘtre vues comme moyens ou conditions de notre humanitĂ© ou au contraire de notre inhumanitĂ© par exemple la technique ».Quelques auteurs possibles Descartes, TraitĂ© de l’ Discours sur l’origine est les fondements de l’inĂ©galitĂ© parmi les hommes et Contrat social, livre 1Nietzsche, Humain trop La question de la Ă©tait possible de raisonner selon le plan suivant I - La culture nous rend, par dĂ©finition, plus humains Ă  l’égard de nous-mĂȘmes par elle nous nous dĂ©tachons de plus en plus la nature et de l’ - La culture nous rend plus humain sans pour autant nous dĂ©tacher de la nature et de l’animalitĂ©, Ă  l’égard desquelles nous conservons un intĂ©rĂȘt - La culture est au contraire ce qui produit les moyens d’une inhumanitĂ© Ă  l’égard de nous-mĂȘme comme Ă  l’égard des autres on pouvait terminer par un problĂšme actuel, par exemple, le transhumanisme, en se demandant si ce progrĂšs de la culture ne nous transformerait pas en Sujet 2 Peut-on renoncer Ă  la vĂ©ritĂ© ?Le sujet est assez classique dans sa il faut s’étonner d’une telle question pourquoi, alors que nous tenons tant, en rĂšgle gĂ©nĂ©rale, Ă  la vĂ©ritĂ©, pourrions-nous y renoncer ?La question Peut-on renoncer Ă  la vĂ©ritĂ© ? » implique qu’il y aurait quelque chose, finalement, de nĂ©gatif dans la vĂ©ritĂ©, de trois points de vue. D’abord du point de vue de la connaissance bien qu’attachĂ© Ă  la vĂ©ritĂ©, on envisage ici la possibilitĂ© de renoncer Ă  la connaissance vraie alors pourquoi ?. Ensuite d’un point de vue moral possĂ©dant une vĂ©ritĂ©, ai-je le droit d’y renoncer ? Enfin, d’un point de vue psychologique puis-je renoncer Ă  une vĂ©ritĂ© douloureuse ?Une difficultĂ© un piĂšge » se trouve dans l’énoncĂ© il s’agit de renoncer Ă  la vĂ©ritĂ© » et non Ă  la recherche de la vĂ©ritĂ©. Ce qui veut dire j’ai une vĂ©ritĂ© et j’y renonce et non je cherche la vĂ©ritĂ©, je ne la trouve pas, et je renonce Ă  cette recherche.La mot vĂ©ritĂ© » a Ă  ĂȘtre pris dans diffĂ©rents sens, afin d’ouvrir la question et les possibilitĂ©s de plan. Par exemple, la vĂ©ritĂ© comme adĂ©quation entre la pensĂ©e ou la parole d’une part, et le rĂ©el d’autre part. Dans ce cas, pouvoir renoncer Ă  la vĂ©ritĂ©, c’est pouvoir renoncer Ă  dire ce qui s’est passĂ©, ou Ă  y penser Ă©videmment, en prĂ©cisant pourquoi nous serions amenĂ©s Ă  un tel renoncement, et si, moralement, nous le pouvons.Le verbe peut-on » se questionne donc d’un point de vue moral avons-nous le droit ? mais aussi d’un point de vue psychologique est-il possible de se dĂ©tacher d’une vĂ©ritĂ© dont nous aurions au fond besoin ? Sans oublier le point de vue de la connaissance elle-mĂȘme si un savoir est vrai, ne s’impose-t-il pas Ă  nous ?Il faut aussi considĂ©rer le la » de la vĂ©ritĂ© » la question n’est pas Peut-on renoncer Ă  une vĂ©ritĂ© ? », en particulier, mais Ă  la vĂ©ritĂ© en gĂ©nĂ©ral. Il faut se demander s’il existe une vĂ©ritĂ© gĂ©nĂ©rale, voire faut ĂȘtre concret et analyser les consĂ©quences possibles de ce renoncement le mensonge, l’oubli, par notions du programme en jeu dans le sujet sont la vĂ©ritĂ©, la raison et le rĂ©el, la conscience, la libertĂ© suis-je libre de renoncer Ă  la vĂ©ritĂ© ? Ă©tait possible de raisonner selon le plan suivant I - On ne peut renoncer Ă  la vĂ©ritĂ© car cette derniĂšre s’impose Ă  nous, par exemple - On ne peut moralement renoncer Ă  la vĂ©ritĂ© car cette derniĂšre relĂšve du devoir de vĂ©ritĂ©, de mĂ©moire.III - On peut renoncer Ă  la vĂ©ritĂ© quand celle-ci s’avĂšre possibles Sextus Empiricus, Hypotyposes MĂ©ditation mĂ©taphysique, Le gai mettre en lien avec la notion de bonheur par exemple renoncer Ă  la vĂ©ritĂ© rend-il heureux ?CorrigĂ© Sujet 3 explication de texte Texte de SchopenhauerLe sujet 3 est difficile dans son approche et son traitement car son concept central n’est pas contenu directement dans le programme des notions ce qui est tout Ă  fait possible et prĂ©vu puisque les sujets de philosophie ne sont pas des questions de cours, mais de vĂ©ritables sujets de rĂ©flexion sur un problĂšme qu’une interrogation ou qu’un texte soulĂšveIl ne fallait donc pas chercher Ă  plaquer mĂ©caniquement sur le texte de Schopenhauer des connaissances apprises par notion centrale du texte est la peur. Il faut avoir fait plusieurs lectures attentives du texte, jusqu’au bout, pour voir ce concept. Ce dernier est prĂ©sentĂ© en fin de texte comme la rĂ©capitulation d’une dit Schopenhauer sur la peur la thĂšse du texte ? la peur qui peut nous retenir d’agir est plus ou moins consciente car nous cachons ce sentiment un peu honteux par une cause plus noble », des raisons purement morales ».Cette notion de peur est analysĂ©e dans le 2nd paragraphe. Le rĂŽle du 1e paragraphe est d’amener et de faire comprendre a contrario la peur, par son contraire donc, Ă  savoir le dĂ©sir encore et toujours de façon plus ou moins consciente de voir quelque chose arriver, mais qu’on peut se cacher Ă  argumentation est assez concrĂšte comment, en nous, la peur se forme-t-elle ? Il ne s’agit pas de la peur brutale qui nous saisit face Ă  un monstre par exemple, mais du sentiment diffus, plus ou moins conscient, qui s’installe en nous dĂšs que nos avons une dĂ©cision importante Ă  prendre ou une action cruciale Ă  peur peut ĂȘtre ici comprise comme la peur de perdre, la peur d’affronter des situations incertaines ou de devoir prendre des au fond un texte Ă  dimension morale philosophie de l’action et psychologique philosophie des sentiments sur les motifs » encore une fois, plus ou moins conscients qui nous retiennent ou nous poussent.Notions du programme en jeu la vĂ©ritĂ©, la conscience et l’inconscient, la morale, le dĂ©sir, le du Bac Philo SĂ©rie ES Economique et sociale Coef. 4CorrigĂ© Sujet 1 Toute vĂ©ritĂ© est-elle dĂ©finitive ?Le premier sujet de la sĂ©rie ES est assez classique puisqu'il confronte la notion de vĂ©ritĂ© avec son caractĂšre temporel et relatif. Le sujet est trĂšs large et n'a donc pas de plan type. Il faut d'abord que le candidat se consacre Ă  une dĂ©finition des notions. La vĂ©ritĂ© se dĂ©finit traditionnellement comme l'adĂ©quation entre nos pensĂ©es et le rĂ©el. Le rĂ©el existe, il est prĂ©sent mais pouvons-nous le connaĂźtre dĂ©finitivement pour autant ? C'est lĂ  l'enjeu de la question. Les candidats doivent s'attarder sur la notion "dĂ©finitive". Ce qui est dĂ©finitif est considĂ©rĂ© comme achevĂ©, certain, irrĂ©vocable. Enfin il fallait noter que le sujet demande si "toute" vĂ©ritĂ© est dĂ©finitive, ce qui sous-entend la possibilitĂ© de distinguer plusieurs formes de premiĂšre hypothĂšse que les candidats pouvaient envisager est tout simplement de constater que la vĂ©ritĂ©, peu importe le domaine dans lequel nous nous inscrivons, semble connaĂźtre des Ă©volutions. De façon privilĂ©giĂ©e, ce que nous dit la science Ă  propos du rĂ©el subit des transformations, voire des rĂ©volutions, au cours du pour autant, cette Ă©volution remet-elle en cause la notion de vĂ©ritĂ© ou, au contraire, notre capacitĂ© Ă  y parvenir ? Il faut alors dĂ©gager une mĂ©thode d'accĂšs Ă  la vĂ©ritĂ©. La dĂ©monstration est le moyen privilĂ©giĂ© pour rĂ©aliser cet objectif. Cette mĂ©thode possĂšde nĂ©anmoins le risque de s'Ă©loigner du rĂ©el Ă  cause de son caractĂšre trop formel, ce qui nous Ă©loignera Ă©galement de la vĂ©ritĂ© entendue comme adĂ©quation au faut-il donc distinguer au sein mĂȘme de la vĂ©ritĂ© plusieurs formes possibles. Il y aurait des vĂ©ritĂ©s dĂ©finitives comme celles du cogito cartĂ©sien ou certaines vĂ©ritĂ©s de la science et d'autres qui sont vouĂ©es Ă  Ă©voluer au cours du temps comme les vĂ©ritĂ©s qui reposent sur une auteurs pour un tel sujet sont nombreux. Les candidats pouvaient faire rĂ©fĂ©rence au dĂ©bat entre Platon et Protagoras en ce qui concerne la relativitĂ© de la vĂ©ritĂ© ou encore Ă  l'allĂ©gorie de la caverne. Le cogito cartĂ©sien apparaĂźt comme une rĂ©fĂ©rence importante. L'opposition entre phĂ©nomĂšnes et noumĂšnes rĂ©alitĂ© intelligible, opposĂ©e au phĂ©nomĂšne sensible, NDLR proposĂ©e par Kant peut ĂȘtre utile. Sinon, ils pouvaient aller chercher des auteurs en Ă©pistĂ©mologie comme Popper, Duhem...CorrigĂ© Sujet 2 Peut-on ĂȘtre insensible Ă  l'art ?Le deuxiĂšme sujet est intĂ©ressant puisqu'il repose sur un paradoxe. A premiĂšre vue, il semble difficile d'ĂȘtre insensible Ă  l'art puisque l'essence mĂȘme de l'art est d'interpeller notre sensibilitĂ©. L'art n'a pas seulement pour fonction de toucher notre sensibilitĂ©, il a Ă©galement une fonction intellectuelle, mais il y parvient normalement en passant par nos faut donc, dans un premier temps, travailler ce paradoxe en insistant sur le fait que l'art est le propre de l'homme. Il tĂ©moigne de notre appartenance Ă  une culture et donc Ă  l'humanitĂ©. L'art est donc essentiel Ă  l'homme et il apparaĂźt difficile d'y ĂȘtre il arrive que nous ne soyons pas touchĂ©s par certaines formes d'art. Il faut alors faire subir au sujet une lĂ©gĂšre inflexion. S'il semble difficile qu'un individu soit insensible Ă  tout art, il peut l'ĂȘtre Ă  certaines manifestations de l'art. C'est un phĂ©nomĂšne que l'on retrouve par exemple avec l'insensibilitĂ© qu'une partie du public peut Ă©prouver Ă  l'Ă©gard de l'art faut alors rechercher la cause de cette insensibilitĂ© et on voit assez vite qu'elle repose souvent sur une certaine incomprĂ©hension, ce qui permet de renverser le rapport traditionnel que l'on attribue entre sensibilitĂ© et intellection. Il est peut-ĂȘtre nĂ©cessaire de comprendre une oeuvre pour y ĂȘtre sensible et non l' candidats pouvaient faire rĂ©fĂ©rence aux travaux de Hume sur la sensibilitĂ©, Ă  ceux de Kant sur la maniĂšre de distinguer l'agrĂ©able du beau. Ils pouvaient Ă©galement utiliser des auteurs plus contemporains comme Danto ou Goodman sur la relation du public Ă  l'art contemporain. Il Ă©tait Ă©galement possible de solliciter Hegel pour insister sur l'importance de l'intellect en Sujet 3 explication de texte Durkheim, Les formes Ă©lĂ©mentaires de la vie religieuseLe texte proposĂ© aux Ă©lĂšves de ES est assez simple dans sa formulation mais peut avoir un caractĂšre dĂ©routant pour les candidats car il ne renvoie pas clairement Ă  une notion du objet concerne le rapport Ă  autrui et, plus particuliĂšrement, l'influence que peut avoir autrui sur nous du fait de son problĂšme que se pose ici Durkheim est de savoir comment certains individus exercent-ils une influence sur les autres ? Comment le rapport d'autoritĂ© se manifeste-t-il ?Il dĂ©fend la thĂšse selon laquelle l'autoritĂ© provient d'une reconnaissance en une "Ă©nergie psychique" particuliĂšre qui limite la volontĂ© de celui qui obĂ©it. L'enjeu du texte est donc de travailler ce rapport si particulier qui existe entre ceux qui commandent et ceux qui texte est divisĂ© en deux parties. Dans un premier temps, l'auteur s'attache Ă  travailler le rapport d'autoritĂ© avant de l'appliquer au cas particulier du commandement dans une deuxiĂšme candidats devaient d'abord dĂ©finir les notions d'obĂ©issance, d'autoritĂ© morale, d'Ă©nergie psychique. Il est bon d'insister sur le caractĂšre Ă©tonnant de cette notion d'Ă©nergie psychique. Le rapport entre notre volontĂ© et celle de celui qui impose le respect doit ĂȘtre traitĂ©. Les notions de prescription et de commandement sont importantes. Il faut Ă©galement rĂ©flĂ©chir Ă  la notion d'intensitĂ©. Le texte n'est pas forcĂ©ment complexe mais demande une attention particuliĂšre. Le risque pour les candidats est de faire une longue paraphrase du texte au lieu de rĂ©aliser un travail patient d' Retrouvez les corrections du Bac Philo 2018 en Facebook Live CorrigĂ©s Bac Philo 2018 l'Ă©preuve de philo est terminĂ©e, voici les corrigĂ©s en Live! Posez-nous vos questions en commentaires - En partenariat avec Nomad Education - applis de rĂ©visions pour le bac by Le Parisien Etudiant on Monday, June 18, 2018CorrigĂ© du Bac Philo SĂ©rie S Scientifique Coef. 3CorrigĂ© Sujet 1 Le dĂ©sir est-il la marque de notre imperfection ?Sujet assez classique le dĂ©sir, formulation assez inĂ©dite. Assez difficile Ă  cause de la notion d’imperfection qu’il faut bien analyser. ReformulĂ©e, la question donne Le dĂ©sir est-il notre noblesse possible ou notre misĂšre rĂ©elle ? ProgrĂšs ou dĂ©cadence ?Il faut prĂ©ciser le sens de marque » qui est une mĂ©taphore, qui signifie la preuve, ou encore l’indice, ou le signe de reconnaissance de notre fallait voir les diffĂ©rentes dĂ©finitions, acceptions et conception du dĂ©sir afin de trouver des pistes diffĂ©rentes. Par exemples - Le dĂ©sir comme manque, souffrance, dĂ©sespoir, frustration. Dans ce cas, le dĂ©sir est la marque de notre Le dĂ©sir opposĂ© au besoin, comme tendance noble vers quelque chose de bon dans ce cas, le dĂ©sir peut, dans son mouvement et dans sa rĂ©alisation, tendre vers la perfection est Ă©galement intĂ©ressant de bien creuser les implications du mot imperfection » - le contraire de la perfection se demander si nous pouvons ĂȘtre parfaits ;- la possibilitĂ© d’un perfectionnement, d’une amĂ©lioration devenons-nous meilleurs moralement par exemple si nous renonçons au dĂ©sir ou Ă  certains dĂ©sirs ?Les notions du programme en jeu dans le sujet sont le dĂ©sir, la morale, la culture, la conscience, la auteurs possibles Épicure, Lettre Ă  Le monde comme volontĂ© et comme Ă©tait possible de raisonner selon le plan suivant I - Le dĂ©sir est la marque de notre - Le dĂ©sir n’est la marque que d’une certaine imperfection, tout dĂ©pend du dĂ©sir dont on - Le dĂ©sir est la marque, non de notre perfection nul n’est parfait, mais le moyen de notre perfectionnement, et donc la marque de notre on pouvait ouvrir sur la question fondamentale de notre libertĂ© face Ă  nos Sujet 2 Eprouver l’injustice, est-ce nĂ©cessaire pour savoir ce qui est juste ?Le sujet est assez difficile dans sa formulation, et assez inĂ©dit en problĂšme de cette question repose sur deux distinctions, entre injustice » et juste », entre Ă©prouver » et savoir ».La premiĂšre distinction nĂ©cessite de bien reprendre des dĂ©finitions de la justice vues en cours, puis de dĂ©finir a contrario ce qu’est l’injustice peut-on comprendre l’injuste par son contraire ?La seconde distinction repose sur la dualitĂ© sentiment/ raison, Ă©prouver » affectivement VS savoir » rationnellement. Il faut se demander si un sentiment d’injustice peut reposer sur une idĂ©e de justice. Eprouver l’injustice est-il naturel ou nĂ©cessite-il un savoir, moral, juridique, ou encore politique ?ReformulĂ©e, la question donne Faut-il possĂ©der une idĂ©e rationnelle de la justice pour ressentir l’injustice ? La connaissance du juste est-elle une condition prĂ©alable Ă  tout sentiment d’injustice ?Il faut donc bien se demander en quoi consiste le problĂšme, car habituellement nous pensons que le sentiment d’injustice est premier l’exemple du jeune enfant qui ressent de l’injustice sans forcĂ©ment connaĂźtre l’idĂ©e de justice et que l’idĂ©e de justice est le fruit d’une rationalisation faut prĂ©ciser Ă©galement nĂ©cessaire » ici, une condition impĂ©rativement notions du programme en jeu dans le sujet sont la justice, le droit, le sujet, la conscience, la Ă©tait possible de raisonner selon le plan suivant I - Eprouver l’injustice est une condition prĂ©alable et nĂ©cessaire Ă  la connaissance du justeII - Il faut avoir une idĂ©e du juste pour ressentir authentiquement l’injusticeIII - On Ă©prouve d’abord l’injustice de laquelle on se forge une idĂ©e du juste, idĂ©e qui sert alors Ă  juger rationnellement l’injusticeAuteurs possibles Platon, RĂ©publique mythe de GygĂšs.Aristote, Ethique Ă  Discours sur l’origine et les fondements de l’inĂ©galitĂ© parmi les ThĂ©orie de la s’interroger sur les liens entre justice, injustice et Sujet 3 Texte de MillLe sujet est trĂšs difficile dans son approche et son texte porte sur la question du possible lien de causalitĂ© entre les lois et les phĂ©nomĂšnes de la nature d’une part, les autres phĂ©nomĂšnes, humains et sociaux d’autres problĂšme peut ĂȘtre posĂ© ainsi habituellement, les lois et les phĂ©nomĂšne humains et sociaux se comprennent indĂ©pendamment des lois et phĂ©nomĂšnes de la prend le contre-pied de cette idĂ©e et Ă©nonce la thĂšse suivante tous les phĂ©nomĂšnes humains sont en mĂȘme temps des phĂ©nomĂšnes de la nature. Pourquoi ? Car les lois qui rĂ©gissent la nature et la sociĂ©tĂ© sont les mĂȘmes. Or, la nature Ă©tant antĂ©rieure Ă  la sociĂ©tĂ©, la premiĂšre dĂ©termine la doit ĂȘtre prĂ©cisĂ©e ainsi tout au long de l’analyse les lois sont toujours les mĂȘmes, ce sont les circonstances dans lesquelles les lois s’appliquent qui changent circonstance naturelles VS circonstances sociales.Il Ă©tait bon de donner quelques exemples, finalement simples la loi physique de la pesanteur qui s’applique dans la nature, s’applique aussi Ă  dans sociĂ©tĂ© humaine mais pas sur les mĂȘmes rĂ©alitĂ©s et pas dans les mĂȘmes circonstancesNotions du programme en jeu la raison et le rĂ©el, la dĂ©monstration, la du Bac Philo SĂ©ries Technologique sauf STHR Coef. 2Les propositions qui suivent ne constituent pas une correction dĂ©finitive mais des Ă©lĂ©ments de rĂ©flexion. Il est important que les candidats se rappellent que les attentes, en ce qui concerne l'Ă©preuve de philosophie, sont avant tout l'exercice rĂ©flĂ©chi du jugement et le tĂ©moignage d'une culture philosophique Sujet 1 L'expĂ©rience peut-elle ĂȘtre trompeuse ?Le premier sujet proposĂ© aux sĂ©ries technologiques est classique mais peut apparaĂźtre complexe aux faut d'abord dĂ©finir les notions du sujet. La notion d'expĂ©rience est assez large puisqu'elle traverse l'ensemble de notre existence. Il est possible de la dĂ©finir comme une certaine Ă©preuve conduisant Ă  une connaissance ou Ă  une maĂźtrise. On la retrouve dans notre quotidien mais aussi plus particuliĂšrement dans le domaine scientifique. Le caractĂšre trompeur d'une chose signifie que celle-ci nous fait croire qu'elle nous donne accĂšs Ă  la vĂ©ritĂ© alors qu'elle nous induit en de tromperie est particuliĂšrement importante pour la notion d'expĂ©rience puisqu'elle se donne comme le moyen d'engranger des savoirs ou de maĂźtriser des techniques. Il apparaĂźt donc, Ă  premiĂšre vue, que l'expĂ©rience n'est pas le temps fait que nous nous rendons parfois compte qu'une expĂ©rience nous a trompĂ© et que ce que nous pensions ĂȘtre vrai s'est rĂ©vĂ©lĂ© qu'est-ce qui nous a permis de prendre conscience de cette tromperie ? L'expĂ©rience elle-mĂȘme. C'est lĂ  le paradoxe de l'expĂ©rience. MĂȘme si elle peut parfois ĂȘtre trompeuse, elle est le seul moyen que nous avons pour la corriger. C'est donc l'expĂ©rience qui permet de corriger l' candidats pouvaient utiliser les oeuvres d'Aristote ou de Locke pour montrer que l'expĂ©rience constitue notre premier mode d'accĂšs Ă  la vĂ©ritĂ©. Il Ă©tait bon d'utiliser Descartes et le doute systĂ©mique qu'il utilise pour montrer que nos expĂ©riences sont parfois trompeuses. Enfin, les candidats pouvaient utiliser un auteur comme Bachelard pour dĂ©fendre l'idĂ©e selon laquelle l'expĂ©rience scientifique vient corriger notre expĂ©rience Sujet 2 Peut-on maĂźtriser le dĂ©veloppement technique ?Le deuxiĂšme sujet est assez classique Ă©galement mais possĂšde certains Ă©chos avec l'actualitĂ© et les craintes que peut provoquer le dĂ©veloppement notion de technique se dĂ©finit comme l'ensemble des moyens utilisĂ©s par l'homme pour transformer son milieu. La technique est une caractĂ©ristique qui accompagne l'humanitĂ© depuis ses dĂ©buts et qui a permis Ă  l'homme d'Ă©riger une culture. Elle est donc une aide fondamentale pour l'homme si bien qu'il peut difficilement s'en la technique a connu un dĂ©veloppement tel qu'il semble de plus en plus difficile d'en maĂźtriser les effets. La question apparaĂźt alors de savoir si nous restons les maĂźtres de nos crĂ©ations ou si elles finissent par nous faut donc rĂ©flĂ©chir aux moyens de maĂźtriser notre dĂ©veloppement technique. Une premiĂšre rĂ©ponse consiste Ă  dire que ceux qui contribuent au dĂ©veloppement technique, les ingĂ©nieurs, sont les mieux placĂ©s pour limiter leurs propres inventions. Une autre rĂ©ponse possible consiste Ă  dire que cette maĂźtrise doit venir d'une volontĂ© politique, celle des dirigeants ou celle des citoyens. Dans les deux cas, il semble difficile d'envisager une maĂźtrise du dĂ©veloppement car la concurrence est telle que la course au progrĂšs ne semble pas prĂȘte de connaĂźtre un ce sujet, les candidats pouvaient faire rĂ©fĂ©rence Ă  Bergson et sa dĂ©finition de l'homme comme homo faber. Descartes semble une rĂ©fĂ©rence incontournable pour ce sujet. Il est celui qui dĂ©fend l'idĂ©e d'une maĂźtrise de la nature grĂące Ă  la technique. Jonas est aussi une rĂ©fĂ©rence importante pour ce sujet puisqu'il met en garde contre les dangers du dĂ©veloppement technique et de sa difficile Sujet 3 Montesquieu, De l'esprit des lois1/Le texte de Montesquieu proposĂ© aux candidats des sĂ©ries technologiques est intĂ©ressant puisqu'il va contre certaines idĂ©es reçues concernant ce qu'il faut entendre par libertĂ© dans une principale du texte de Montesquieu est de dĂ©finir ce qu'est la libertĂ© politique, Ă  savoir le fait de pouvoir faire ce que les lois nous autorisent et l'importance de l'adhĂ©sion Ă  ces lois par les citoyens. Il dĂ©veloppe son argumentation en deux temps. Il insiste d'abord sur l'erreur de jugement qui peut ĂȘtre attribuĂ© aux dĂ©mocraties. Elles ne sont pas des rĂ©gimes oĂč chacun fait ce qu'il veut. Au contraire, elles sont encadrĂ©es par des lois nĂ©cessaires au bon fonctionnement de la sociĂ©tĂ©. Montesquieu montre ensuite le risque que pourrait courir la dĂ©mocratie si chacun use de sa libertĂ© en fonction de sa seule volontĂ© et non selon le respect des phrase "dans les dĂ©mocraties, le peuple paraĂźt faire ce qu'il veut" insiste sur l'image que peut renvoyer la dĂ©mocratie, Ă  savoir celle d'un rĂ©gime au sein duquel chaque citoyen peut suivre sa volontĂ© et ses dĂ©sirs sans devoir rendre de compte Ă  la loi. Il s'agit lĂ  Ă©videmment d'une apparence car en dĂ©mocratie, comme dans tout rĂ©gime, la loi organise la sociĂ©tĂ© et donc encadre les volontĂ©s phrase "la libertĂ© ne peut consister qu'Ă  pouvoir faire ce que l'on doit vouloir" insiste sur le rapport que le citoyen doit entretenir Ă  l'Ă©gard des lois. Le respect des lois doit constituer un devoir supĂ©rieur au respect de sa volontĂ© individuelle. Cela signifie que le citoyen doit comprendre tout l'intĂ©rĂȘt qu'il a de respecter la propose de distinguer indĂ©pendance et libertĂ©. L'indĂ©pendance est la capacitĂ© de l'individu de vivre seul, ce qui lui permet de ne suivre que sa volontĂ©. Or, du fait mĂȘme de son appartenance Ă  la sociĂ©tĂ© cette indĂ©pendance doit ĂȘtre inscrite dans le projet plus gĂ©nĂ©ral de la sociĂ©tĂ©. Si le citoyen souhaite ne suivre que son indĂ©pendance, il risque d'en faire les frais puisque les autres feront de mĂȘme, ce qui mettra en danger la sociĂ©tĂ© dans son libertĂ© se dĂ©finit en apparence comme la capacitĂ© pour un individu de faire ce qu'il veut, c'est-Ă -dire de suivre sa volontĂ© et ses dĂ©sirs. Pourtant, si tous les individus ne font que suivre leurs dĂ©sirs, ils risquent de tomber dans une forme de guerre gĂ©nĂ©ralisĂ©e que Hobbes appelle â€œĂ©tat de nature”. Il faut alors contraindre les volontĂ©s individuelles par la loi, ce qui permet aux citoyens d'augmenter leur libertĂ©. Les lois apparaissent ainsi nĂ©cessaires Ă  la ce sujet, les candidats peuvent faire rĂ©fĂ©rence Ă  Hobbes et Ă  la dĂ©finition qu'il propose de l'Ă©tat de nature. Il est possible Ă©videmment de reprendre le texte de Montesquieu. Rousseau appraĂźt Ă©galement comme un auteur important pour ce aussi →SpĂ©cial BAC 2018 les sujets et conseils de prĂ©paration...→ Dates du Bac Ă©preuve par Ă©preuve→ CorrigĂ©s du bac Les Ă©preuves corrigĂ©es par nos profs sĂ©lectionnĂ©s→ Les sujets probables du Bac ciblez vos rĂ©visions...→ Conseils de rĂ©visions Ă  quelques jours ou heures des examens→ Quiz de rĂ©visions du Bac testez votre niveau matiĂšre par matiĂšre...→ Les alertes rĂ©sultats du Bac officiels et gratuits, en direct des acadĂ©mies...→ Bac de Philo derriĂšre l'Ă©paule d'un correcteur→ Bac pourquoi la philo ouvre le bal des Ă©preuves ?Alerte Mail CorrigĂ©s du Bac La conscience, du latin cum scientia » accompagnĂ© de savoir, diffĂ©rencie l’Homme des animaux et nous permet d’avoir connaissance de nos Ă©tats, de nos actes et de nos valeurs morales, nous permet de nous sentir exister, d’ĂȘtre prĂ©sent nous mĂȘme. Ainsi, on a l’idĂ©e sur nous mĂȘme d’une identitĂ© qui nous est propre Ă  chacun. Cependant, la conscience Ă©tant la seule constitutive de notre identitĂ©, sommes nous rĂ©ellement objectifs sur nous mĂȘme? Faut-il se mĂ©fier de sa conscience? Sommes nous rĂ©ellement ce que nous avons conscience d’ĂȘtre? Pouvons nous voir clair en nous mĂȘme? Ainsi, on peut tout d’abord dire que dune part la conscience ne peut pas nous tromper puis que la conscience que j’ai La conscience de so ou avait toujours existĂ©e peut nous tromper s OF rell se en doute et enfin nnĂ©e, comme si elle avoir si la conscience Ă  savoir si celle ci n’est pas d’abord une illusion. La conscience de soi est un sujet trĂšs traitĂ© par les philosophes, notamment sur la fait de savoir si celle ci n’est en fait qu’une simple crĂ©ation de la sociĂ©tĂ© dans laquelle nous vivons. De cette maniĂšre Descartes dĂ©finit la conscience comme la base de la philosophie, la seule rĂ©elle certitude. En effet, Descartes cherchait Ă  refonder une philosophie moderne et pour cela il recherchait une veritĂ© certaine qui puisse servir de base pour refonder entiĂšrement la connaissance. Ains Swipe to Wew next page Ainsi, il exerça un doute radical sur toutes les idĂ©es prĂ©supposĂ©es de l’ancienne philosophie. Lorsqu’il exerce ce doute radical, il prend conscience de l’acte qu’il est en train d’effectuer il pense qu’il doute. Ainsi, il peut donc affirmer je pense ». II passe de la conscience de l’acte Ă  la conscience du sujet de l’acte c’est MOI qui suis en train de penser, la conscience lui permet de asser du sujet de l’acte Ă  l’existence du sujet j’ai conscience d’exister en pensant, Je pense, je suis ». Ainsi, la conscience de soi est une certitude, elle est centrĂ©e sur elle mĂȘme on ne peut pas douter de sa conscience car celle ci est une intuition certaine, une Ă©vidence, elle est premiĂšre, fondamentale. Elle est directement reliĂ©e Ă  notre pensĂ©e, transparente Ă  elle mĂȘme. Il semblerait qu’elle ne puisse rien nous cacher et surtout que rien qu’elle ne nous montre ne soit faux puisque ce qu’elle capte est directement retransmis Ă  notre esprit sans intermĂ©diaire. La onscience me dit sur moi ce qui correspond Ă  ma rĂ©alitĂ©. Elle fidĂšle Ă  notre intĂ©rioritĂ©. On peut ainsi douter des autres et du monde extĂ©rieur mais pas de soi mĂȘme. Si la conscience n’était pas fiable, elle nous mentirait sur le bien fondĂ© de nos actions par rapport au monde extĂ©rieur. Cependant, il nous est possible de nous remettre en question, de peser le bien et la mal de nos actions c’est la conscience morale, la facultĂ© Ă  juger ses pensĂ©es, ses actions en fonction des valeurs du bien et du mal. Cette facultĂ© Ă  se remettre en question provient de la fonction de dista 0 du bien et du mal. Cette facultĂ© Ă  se remettre en question provient de la fonction de distance de la conscience, car sans distance comment Ă©valuer les consĂ©quences de nos actes? Il faut absolument avoir du recul, pouvoir se projeter, anticiper. Ainsi, la conscience morale semble ĂȘtre le mĂ©canisme de la conscience qui nous permet de se recentrer pour nous diriger vers ce qui semble ĂȘtre le meilleur. La conscience constitue donc une sorte de juge » digne de confiance auquel on peut se rĂ©fĂ©rer. Cependant, cette facultĂ© difĂšre d’un individu Ă  l’autre, la voix morale intĂ©rieure propre Ă  chacun semble universelle, mais ertains choisissent cependant de ne pas en tenir compte. En effet, chaque ĂȘtre humain sait que le meurtre est un acte interdit, mal, mais il existe tout de mĂȘme des criminels. Ces criminels savent evidemment d’aprĂšs leur morale que cet acte est mauvais, mais ils ont dĂ©cidĂ© de transgresser leur conscience morale. AprĂšs avoir commis des actes, nous les jugeons, on prend conscience des actes, on analyse notre ĂȘtre, nos pensĂ©es, nos idĂ©es etc.. Cela est possible grĂące Ă  la fonction de rĂ©flexion de la conscience. Cela correspond au fait d’ĂȘtre capable de introspecter, c’est Ă  dire regarder Ă  l’intĂ©rieur de soi, cela permet la critique de soi par soi mĂȘme. Cette conscience rĂ©flexive permet d’analyser une situation Ă  partir des situations auxquelles nous avons dĂ©jĂ  fait face. Cela n’est possible que grĂące Ă  la fonction unificatrice de la conscience qui lie diffĂ©rentes perceptions et les rapporte Ă  un mĂȘme sujet qui les pense tou de la conscience qui lie diffĂ©rentes perceptions et les rapporte un mĂȘme sujet qui les pense toutes. Notre esprit fait la synthĂšse de toutes les perceptions passĂ©es et prĂ©sentes, retient les erceptions antĂ©rieures et constitue ainsi la mĂ©moire. Ainsi, l’expĂ©rience acquise par ces perceptions permet d’anticiper l’avenir. Comme disait Bergson, la conscience est mĂ©moire et anticipation ». En mathĂ©matiques, faire une moyenne de beaucoup de donnĂ©es permet de donner une seule donnĂ©e plus prĂ©cise. Ainsi la conscience de la mĂȘme maniĂšre fait la somme de toutes nos perceptions pour donner une seule et mĂȘme perception qui se rapproche au plus de la rĂ©alitĂ©, qui est prĂ©cise, mathĂ©matiquement cela implique que la conscience ne peut pas nous tromper sur nos sens de par la multitude de donnĂ©es raitĂ©es Ă  la fois. Ainsi la conscience semble ĂȘtre une valeur sure pour nous donner une image de la rĂ©alitĂ©, sa transparence, sa distance par rapport au sujet ainsi que sa fonction de rĂ©flexion nous permettent de penser qu’il est impossible qu’elle ne nous trompe. Cependant, cela semble correspondre Ă  notre propres rĂ©alitĂ©, est- il possible qu’en fait tout cela ne soit qu’une illusion? Le premier principe de la philosophie pour Socrate est l’injonction » connais toi toi mĂȘme ». Cette pensĂ©e peut se dĂ©finir Ă  l’époque par le fait de connaitre sa place dans le monde, la nature humaine a une ertaine place dans l’univers, un rĂŽle qui lui est propre mais IHomme ne doit pas tomber dans l’ubris, c’est Ă  dire dans la dĂ©mesure car il est excessif. L’ubris fait 4 0 doit pas tomber dans l’ubris, c’est Ă  dire dans la dĂ©mesure car il est excessif. L’ubris fait que IHomme veut toujours ĂȘtre et avoir plus que ce qu’il n’est et a. Si l’Homme se connaissait rĂ©ellement, pourquoi tomberait-il dans l’ubris? La conscience n’est elle pas justement sensĂ©e nous limiter Ă  ce que nous sommes en mesure de faire Certains philosophes remettent en cause le cogito de Descartes, ui implique que la conscience de soi est une intuition, une vĂ©ritĂ© certaine innĂ©e Ă  chacun. Ainsi de cette maniĂšre, Hume dans son TraitĂ© de la nature humaine s’oppose Ă  cette idĂ©e. En effet, il explique que si la conscience de soi Ă©tait acquise sur la base de fortes impressions, celles ci devraient rester inchangĂ©es jusqu’à la fin de notre vie Si une impression donne naissance Ă  l’idĂ©e du moi cette impression doit nĂ©cessairement demeurer la mĂȘme, invariablement pendant toute la durĂ©e de notre vie » car le MOI » est un sujet du latin subjicere placĂ© sous placĂ© sous les actions ui est le mĂȘme en toute situation. Le moi c’est ĂȘtre sujet de ses actes, se penser comme une seule et mĂȘme personne Ă  travers des temps diffĂ©rents. Or, Hume explique qu’aucune impressions ne reste inchangĂ©e ou assez forte tout le long dune vie. Aucune impression n’étant invariable et inchangĂ©e, ce qui semblerait ĂȘtre la base de la conscience de soi est brisĂ© donc la conscience de soi n’existe pas d’aprĂšs lui. Pour Hume, il n’y a pas d’identitĂ© du moi car I’Homme change constamment. Dans le monde moderne, la connaissance de soi revient au fait de connaĂźtre ses change constamment. e connaĂźtre ses limites, ses dĂ©fauts, ses qualitĂ©s, ses aspirations etc.. Comme le disait Socrate dans son injonction Connais toi toi mĂȘme » personne ne peut connaĂźtre quelqu’un plus que cette personne ne le peut. La conscience est vue comme une condition nĂ©cessaire Ă  la recherche de sens et de vĂ©ritĂ©. La connaissance de soi se fait par soi mĂȘme, on est plus Ă  mĂȘme de se connaĂźtre soi mĂȘme que n’importe qui. Cependant, somme nous rĂ©ellement objectifs avec nous mĂȘme? Des problĂšmes thĂ©oriques surviennent quant au fait de ne se connaĂźtre que par soi mĂȘme. Il y a pas de subjectivitĂ© car les sujets se confondent le sujet qui se fait connaitre et celui qui est connu, la fonction de distance est insuffisante pour une rĂ©elle remise en question complĂšte de soi mĂȘme par soi mĂȘme. Le fait que des proches nous Ă©noncent des dĂ©fauts dont nous nous ne rendons pas compte confirme ce dire on ne veut parfois pas s’avouer ce qui semble ĂȘtre un problĂšme dans notre ĂȘtre. par exemple, on peut nous reprocher d’ĂȘtre extremement dĂ©pensier, de ne pas avoir de limite en ce qui concerne l’argent alors que ma conscience ne m’a pas fixĂ© de limites. Certains de nos actes/pensĂ©es peuvent nous paraĂźtre tout Ă  fait louables et sans problĂšmes moraux, mais du point de vue du monde extĂ©rieur ils peuvent ĂȘtre mal perçus. La nature humaine nous pousse Ă  renier ce qui est mauvais chez nous car la critique, mĂȘme constructive, est toujours blessante, comme le disait Sartre l’ L’enfer c’e 6 0 car la critique, mĂȘme constructive, est toujours blessante, comme le disait Sartre l’ L’enfer c’est les autres, car ils jugent sans arrĂȘt ». Ainsi, la conscience ne permet pas une totale connaissance de soi et peut nous tromper car du point de vue personnel elle eut nous transmettre des IdĂ©es/actes qui correspondre Ă  notre rĂ©alitĂ© cependant du point de vue extĂ©rieur ceux ci peuvent ĂȘtre complĂštement vus autrement. L’identitĂ© d’une personne est relative selon les personnes qui la jugent. Nos jugements et visions du monde peuvent ĂȘtre plein d’erreurs. On se ment souvent Ă  soi-mĂȘme, on laisse parler notre ego,on se fait donc des illusions sur notre personne. Il semblerait donc que la conscience de soi ne soit pas vraiment fondĂ©e, que celle ci ne soit qu’une illlusion de notre sociĂ©tĂ© et surtout que ci elle existe elle ne soit pas rĂ©ellement fiable de par e manque d’objectivitĂ© dont elle fait preuve. Mais si tout cela est vrai, ne suis-je pas mĂȘme tout Ă  fait autre que ce que j’ai conscience d’ĂȘtre? Qu’est ce qui me dit que ce que je suis et fait n’est dĂ©cidĂ© que de mon propre chef? La conscience n’est pas pure transparence Ă  soi, les vĂ©ritables raisons qui me poussent Ă  agir m’échappent souvent. On se demande souvent aprĂšs avoir fait quelque chose pourquoi est ce que j’ai fait ça? . En 1983, Benjamin Libet va faire une expĂ©rience, il va montrer grĂące Ă  l’imagerie mĂ©dicale que certains gestes effectuent avant mĂȘme que le cerveau niait ordonnĂ© de le faire. Ainsi, cela pose la question de quelque chose autre que la conscience qui ordonnĂ© de le faire. Ainsi, cela pose la question de quelque chose autre que la conscience qui guiderait nos actions. Freud donne une explication Ă  cela. En effet, il pose l’existence d’un inconscient qui influencerait notre psychique conscient. La conscience se trouve ainsi dĂ©possĂ©dĂ©e de sa toute puissance de dĂ©cision, elle ne peut plus ĂȘtre prise comme le modĂšle du pure vĂ©ritĂ© car il semblerait que celle ci ne soit plus seule actrice dans nos choix. La premiĂšre topique reprĂ©sentation spatiale de ce qui n’est pas spatialisable de Freud sur l’inconscient est le retour du refoulĂ© ». Le refoulement est un processus inconscient qui consiste chasser hors de la conscience des scĂšnes traumatisantes, des pensĂ©es ou dĂ©sirs que nous rejettons pour des raisons morales ou car la vĂ©ritĂ© est trop dure Ă  supporter ou ne nous satisfait pas. Ce dĂ©sir est alors chassĂ© du conscient car trop dur Ă  supporter, il est alors placĂ© dans l’inconscient oĂč il est Ă©tablit une censure qui l’empĂȘche de revenir au conscient. Cependant, ce refoulement eut se manifester inintentionellement de maniĂšre soit normale soit pathologique. De maniĂšre normale qui est le cas chez la grande majoritĂ© des sujets , ce refoulement s’exprime Ă  travers les lapsus, les actes manquĂ©s, les oublis ou encore dans le rĂȘve qui permet de dĂ©charger la tension psychique, comme une soupape de sĂ©curitĂ© qui passerait inaperçu pour la conscience. Il semble donc que la conscience ne sache pas tout, et que notre point de vue soit alors biaisĂ© car nous n’ayions accĂšs que au contenu de la conscienc B0 et que notre point de vue soit alors blaisĂ© car nous n’ayions ccĂšs que au contenu de la conscience. Le deuxiĂšme topique de l’inconscient de Freud implique que l’inconscient est une force psychique active, avec des pulsionns, rĂ©sultat d’un conflit intĂ©rieur entre les dĂ©sirs le ça qui cherchent Ă  se satisfaire et l’instance parentale le surmoi qui impose des rĂšgles le moi doit rĂ©ussir prendre des dĂ©cisions en prenant en compte les dĂ©sirs du ça et les rĂšgles du surmoi. Ainsi, nos dĂ©cisions ne sont pas vraiment dĂ©cidĂ©es par notre conscient mais par notre inconscient. La connaissance de soi par soi mĂȘme est donc impossible uisque les sujets se confondent. Cependant, une solution s’offre pour rĂ©gler ce problĂšme nous pouvons faire appel Ă  une connaissance objective, un tiers, un mĂ©diateur. La connaissance de soi nĂ©cessite une relation pĂ©dagogique une sorte de maĂźtre » qui nous apprend Ă  vivre, il ne doit y avoir aucun attachement pour que l’objectivitĂ© sur le sujet soit totale. De nos jours, ce maĂźtre s’apparenterait Ă  un psychologue. un psychologue est une personne qui dĂ©crypte les sentiments, personnalitĂ©s de patients par le biais de sciences humaines apprises Ă  l’école. Cependant, haque sujet se dĂ©finit par sa singularitĂ©, on a tous un soi diffĂ©rent. En appliquant des thĂ©ories trop gĂ©nĂ©rales Ă  des cas singuliers on peut rater la singularitĂ© du sujet, les sciences humaines sont trop rĂ©ductrices, basĂ©es sur des observations gĂ©nĂ©rales. Ainsi, la connaissance de soi reste problĂ©matique, si l’on fait appel Ă  un tier comme un psy l’on fait appel Ă  un tier comme un psychologue, qu’est ce qui me dit que ce qu’il m’apprend sur moi mĂȘme n’est en fait pas du tout rĂ©el? II se peut que je sois totalement autre que ce qu’il me dit que je suis. Les sciences humaines peuvent complĂštement enverser la rĂ©elle identitĂ© d’une personne. Ainsi, la connaissance de soi reste problĂ©matique, la conscience semble Ă  la fois digne de confiance et pourtant tellement incertaine. Il semblerait mĂȘme que celle ci ne soit pas du tout celle qui me dise qui je suis et qui guide mes actions. Comme le disait Saint Augustin, L’homme est Ă  la fois le plus proche et le plus Ă©loignĂ© de lui-mĂȘme. » , c’est Ă  dire que nous sommes Ă  la fois complĂštement persuadĂ©s de l’indubitabilitĂ© de la vĂ©racitĂ© de notre conscience, et Ă  la fois nous pouvons ĂȘtre complĂštement ors de la vĂ©ritable rĂ©alitĂ©. Bienvenue sur Penser et Agir ! Depuis 2012 nous accompagnons les actifs de plus de 30 ans qui veulent prendre leur revanche sur la vie en dĂ©veloppant un projet qui a du SENS. AprĂšs avoir accompagnĂ© plus de 2 500 clients, nous lançons une formation continue gratuite par e-mail Le club des Actionneurs. Entrez votre prĂ©nom et votre email sur la page suivante pour y accĂ©der Cliquez ici pour vous inscrire gratuitement dĂ©jĂ  + de 17 000 inscrits ! C’est gratuit, et vous pourrez vous dĂ©sinscrire Ă  tout moment. Il n’y a pas de maĂźtrise Ă  la fois plus grande et plus humble que celle que l’on exerce sur soi. » Cette citation de LĂ©onard de Vinci prend tout son sens lorsqu’on parle de conscience de soi. Elle suffit Ă  rĂ©sumer les bienfaits d’un travail fait sur soi-mĂȘme. De l’ancien aphorisme grec connais-toi toi-mĂȘme » Ă  la psychologie occidentale moderne, ce sujet a Ă©tĂ© longtemps approfondi par des experts, des philosophes et des sages au cours du siĂšcle dernier. Mais qu’est-ce que cela implique plus concrĂštement ? Et comment pouvez-vous le cultiver pour espĂ©rer une vie meilleure ? Tout cela commence bien sĂ»r par la dĂ©finition de ce que ce concept renferme. AprĂšs tout, comment voudriez-vous ou pourriez-vous La conscience de ce que nous sommes peut-elle faire obstacle Ă  notre bonheur? 1. la conscience immĂ©diate d’ĂȘtre au monde et d’ĂȘtre prĂ©sent Ă  soi ce qui permet de sentir plaisir et dĂ©plaisir, d’avoir des valeurs sensibles2. conscience rĂ©flĂ©chie se savoir ĂȘtre lĂ ; prendre une distance vis-Ă -vis de ses Ă©tats de conscience et sur le monde un Ă©cart permettant le jugement et prise de conscience de soi comme ĂȘtre fini, dans le temps, ayant des devoirs et des exigences en tant qu’individu et qu’homme= conscience morale 3. connaissance de soi ? ignorance, illusion sur soi Est obstacle au bonheur ce qui crĂ©e du dĂ©plaisir donc de la souffrance ce qui empĂȘche de s’abandonner au plaisir sans retenue; ce qui gĂąche le plaisir ce qui oppose au plaisir d’autres valeurs Bien, morale 1. Ă©tat de bien-ĂȘtre associĂ© au plaisir2. Ă©tat de pleine, durable et entiĂšre satisfaction 3. ataraxie Ă©tat de non souffrance paix de l’ñme, sĂ©rĂ©nitĂ© On peut penser que ceux qui sont dĂ©pourvus de conscience rĂ©flĂ©chie et de soi, sont heureux animal attachĂ© au piquet de l’instant » mais L’homme demanda un jour Ă  l’animal pourquoi ne me parles-tu pas de ton bonheur, pourquoi restes-tu lĂ  Ă  me regarder ? ». L’animal voulut rĂ©ponde et lui dire cela vient de ce que j’oublie ce que je voulais dire », mais il oublia cette rĂ©ponse et resta muet » Nietzsche, dans ConsidĂ©rations inactuelles 1876. Obstacle ? organe condition Si pas obstacle, alors organe! Ou alors ni l’un ou l’autre, si le bonheur est inconditionnel ou impossible. Le sujet prĂ©suppose que le bonheur est possible sans quoi il n’y aurait pas d’obstacle et qu’en levant l’éventuel obstacle de la conscience, tout obstacle est conscience de ce que nous sommes, c’est prendre conscience que nous ne sommes pas faits pour ĂȘtre heureux Freud, qu’il y a un part de chance dans le bonheur , que nous devons dĂšs lors poursuivre d’autres buts qui Ă  dĂ©faut de nous rendre heureux nous rendrons plus satisfaits ou moins souffrants ataraxie Un bonheur sans illusion est-il possible? – Ă©tat de totale satisfaction de nos dĂ©sirs = idĂ©al de l’imagination » = illusion car l’imagination maĂźtresse d’erreur et de faussetĂ© », puissance trompeuse selon Pascal = se moque de la rĂ©alitĂ© et de ses lois; dĂ©sir = cristallisation = illusion; on prend ses dĂ©sirs pour la rĂ©alitĂ© NON – Ă©tat de non-souffrance ataraxie la connaissance de soi et de la nature permet de dĂ©sirer en accord avec nous et la nature Ă©picurien; celui qui accepte l’ordre des choses. La connaissance, la conscience aprĂšs la dĂ©sillusion et ses douleurs peuvent ĂȘtre des Ă©lĂ©ments favorisants le bonheur OUI II ou III Illusion fausse croyance, tromperie, leurre Illusion = erreur , cause ignorance, inconscience Illusion ? erreur , cause la structure de nos sens illusion perceptive ou imagination et dĂ©sir illusion religieuse Si une erreur est Ă©liminĂ©e par la connaissance, une illusion n’est pas dissipĂ©e par celle-ci, car sa force est celle de nos dĂ©sirs. Ce qui n’est pas mais pourrait ĂȘtre car sans contradiction interne intelligible, logique, envisageable OU sans contradiction avec les lois de la nature , la rĂ©alitĂ© de fait rĂ©alisable On prĂ©suppose qu’on peut se passer d’illusion pour vivre, que l’illusion ne peut que dĂ©tourner de la rĂ©alitĂ© analyse marxiste qui combat la religion pour changer le monde ici-bas, que l’imagination est nĂ©gative OR l’imagination peut-ĂȘtre vue comme la reine de facultĂ©s », celle qui donne une raison de vivre OR une illusion peut aussi ĂȘtre Ă  un guide , un idĂ©al consolateur, porteur ou moteur dont on peut, Ă  dĂ©faut de le toucher, s’approcher rĂŽle positif de utopie c’est ce qui fait qu’on ne se contente pas de ce qui est d’oĂč projection projets III La conscience et la connaissance ne sont que des obstacles au bonheur conscience malheureuse, confrontation Ă  l’ordre du monde OR elles ont aprĂšs un choc dĂ©plaisant II des vertus positives!! III 1 la vĂ©ritĂ© de la reprĂ©sentation de soi On a dĂ©jĂ  indiquĂ© plusieurs fois que la vĂ©ritĂ© de la reprĂ©sentation de soi ne pouvait pas ĂȘtre simplement pensĂ©e Ă  partir de l’idĂ©e d’une adĂ©quation entre une image intĂ©rieure et une rĂ©alitĂ© extĂ©rieure et qu’elle devait aussi et avant tout ĂȘtre pensĂ©e Ă  partir de la place de la reprĂ©sentation de soi dans l’accomplissement de son essence. Toute reprĂ©sentation qui n’en participe pas peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme trompeuse, car elle me dĂ©tourne de ma vĂ©ritĂ©. Il s’agit donc cette fois de la vĂ©ritĂ© de l’existence, de sa capacitĂ© Ă  ĂȘtre en vĂ©ritĂ©, Ă  laquelle est subordonnĂ©e toute objectivation de soi. DĂšs lors, la question de la vĂ©ritĂ© ou de la non-vĂ©ritĂ© de la reprĂ©sentation de soi n’est pas purement gnosĂ©ologique, mais elle est Ă©galement pratique, puisqu’elle engage le sens de mon action, et Ă©thique, puisqu’elle dĂ©termine mon devoir ĂȘtre. On comprend alors que ce fut peut-ĂȘtre un tort de trop limiter l’interrogation sur le caractĂšre trompeur ou non des reprĂ©sentations de moi-mĂȘme Ă  la seule sphĂšre solipsiste et qu’il n’y a peut-ĂȘtre de rĂ©ponse Ă  cette question qu’à partir de notre ĂȘtre au monde. Notamment, l’interdit Ă©thique du mensonge, qui est au cƓur de la rĂ©flexion morale de saint Augustin Ă  Kant mĂȘme si ensuite Nietzsche va le mettre en cause, mĂȘme quand il passe du statut de reprĂ©sentation subjective Ă  celui de reprĂ©sentation objective universelle que toute subjectivitĂ© doit vouloir, demeure tout de mĂȘme une auto-dĂ©termination dont on peut douter de la force d’obligation. La reprĂ©sentation de son soi Ă©thique ne vient-elle que de soi ou bien ne trouve-t-elle pas plus de force quand elle vient du monde ou quand elle vient d’autrui qui me demande, dans une situation concrĂšte, qui je suis ? Certes, dans la reprĂ©sentation de moi-mĂȘme, je peux ĂȘtre dans le mensonge, dans l’illusion volontaire, dans le bavardage de celui qui ne cesse de mettre sa vie en scĂšne et finit par oublier de la vivre, ou encore dans cette vaine curiositĂ© qui me fait m’attacher Ă  tout ce qui en moi est Ă©trange, particulier, Ă  tout ce qui me sort de l’ordinaire, mais qu’est-ce qui peut me libĂ©rer de cela si ce ne sont les devoirs que le monde et autrui me donnent ? Tant que je ne fais que m’obliger moi-mĂȘme ma reprĂ©sentation de moi-mĂȘme ne risque-t-elle pas d’ĂȘtre toujours trompeuse, car me dĂ©tournant de la vĂ©ritĂ© de mon existence. ? Selon cette nouvelle perspective, la reprĂ©sentation peut sans doute s’éloigner de son sens latin, voire romain disent certains, de la maĂźtrise de soi, pour prendre la signification, dĂ©jĂ  suggĂ©rĂ©e avec la dimension temporelle, d’un acte de prĂ©sence, d’une ouverture Ă  ce qui s’annonce, d’une ouverture Ă  l’avenir, dans la mesure oĂč le monde et autrui me donnent mon avenir en me requĂ©rant, en appelant ma prĂ©sence toujours vigile, ma prĂ©sence toujours renouvelĂ©e, ma re-prĂ©sentation au sens purement verbal du terme cette fois. DĂšs lors, se voir, ce n’est ni seulement se voir tel que l’on fut, ce n’est ni seulement se voir dans le pur prĂ©sent du je pur, mais c’est Ă©galement se prĂ©-voir, non au sens de figer l’avenir dans des reprĂ©sentations dĂ©jĂ  lĂ , mais au sens d’ĂȘtre disponible Ă  ce qui s’annonce, Ă  la nouveautĂ© de ce qui ne donne, Ă  ce qui se donnant Ă  l’état naissant me permet de renaĂźtre Ă  moi-mĂȘme sans cesse, car le rĂ©el en moi est Ă  la fois ce qui est au fond de moi et ce que je n’attendais pas. Tant que mes objectivations passĂ©es sont la vĂ©ritĂ© de mon avenir j’ai Ă©tĂ© lĂąche et je le resterai, je n’ai pas d’avenir. Je n’ai vraiment un avenir, au sens de ce qui n’est pas encore lĂ , au sens de capacitĂ© que je ne connais pas encore, que si la source de ma reprĂ©sentation de moi-mĂȘme n’est pas moi-mĂȘme, mais ce qui se donne Ă  moi hors de toute attente. La disponibilitĂ© Ă  l’imprĂ©visible deviendrait ce qui rend la reprĂ©sentation de soi non trompeuse. Mais ce sera bien alors la ruine de la reprĂ©sentation » au sens kantien, pour reprendre la formule de Levinas, car cette fois je ne suis pas simplement ce que je mets en moi et ce sont les autres et le monde qui me constituent pour que je puisse me constituer. 2 Agir et non pas se raconter Il est important d’envisager la dimension pratique de la question dans la mesure oĂč la reprĂ©sentation de soi relevant de la vaine curiositĂ© peut ĂȘtre considĂ©rĂ©e comme un rapport inauthentique Ă  soi qui paralyse l’action. On a insistĂ© dans la deuxiĂšme partie sur l’idĂ©e que le rĂ©cit de soi, sous certaines conditions tout de mĂȘme, peut devenir une dimension de son existence, ce qui donne une consistance Ă  son ĂȘtre. Autrement dit, on a dĂ©jĂ  dĂ©veloppĂ© l’idĂ©e que ce n’est pas simplement parce que l’on est que l’on se reprĂ©sente, mais qu’il est nĂ©cessaire de se reprĂ©senter pour ĂȘtre. Mais il est possible maintenant d’envisager la dimension plus nĂ©gative du rĂ©cit de soi, au-delĂ  mĂȘme de la question de la mauvaise foi et de l’orgueil, dans la mesure oĂč le danger est rĂ©el de se raconter au lieu de vivre. DerriĂšre ce renversement il y a une autre figure du soi », puisqu’on peut se demander si le vrai soi est le soi thĂ©orique ou le soi pratique. Qu’est-ce qui est le plus moi-mĂȘme le moi empirique, le je pur, ou bien ce que j’ai Ă  faire ou encore l’ensemble de mes actes libres, de mes rĂ©solutions ? Sartre propose justement une alternative existentielle dans La nausĂ©e, car si l’homme aime se raconter et transformer l’évĂ©nement le plus banal en aventure, si tout homme est pris dans ses histoires et dans celles d’autrui, Mais il faut choisir vivre ou raconter », comme il a pu Ă©galement montrer dans L’imaginaire que le moi rĂ©el et le moi imaginaire par essence ne peuvent coexister. Pour revenir Ă  La nausĂ©e, c’est l’histoire d’un homme qui se rend compte du vide de son histoire et mĂȘme de l’inanitĂ© de toute histoire. Quelque part dans une ville de province, le jeune Roquentin, historien, existe sans avoir ce qu’est sa propre existence. Il est absorbĂ© dans des histoires qu’il raconte, dans des reprĂ©sentations passĂ©es dĂ©pourvues de toute actualitĂ©, et il comprend alors que sa propre vie est au passĂ© », qu’elle est une vie sans vie, et qu’il est incapable de se reprĂ©senter ce qu’il doit ĂȘtre au prĂ©sent. Il fait alors face au vide de son existence, incapable de s’appuyer sur la reprĂ©sentation de son propre passĂ©. Il est littĂ©ralement jetĂ© dans le prĂ©sent, mais dans un prĂ©sent vide sans aucune possibilitĂ© de maĂźtrise liĂ©e Ă  la reprĂ©sentation d’un chez soi, d’une place dans le monde qui serait la sienne. Finalement transformer sa banalitĂ© quotidienne en aventure dans un bavardage sur soi, c’était une autre façon de tenter de fuir cette expĂ©rience terrible de la contingence radicale de notre existence que dĂ©crit justement La nausĂ©e. Pour Sartre aucune explication historique, ni thĂ©ologique, ne pourra me dire qui je suis et il faut sans doute passer par cette expĂ©rience de l’absurde, qui a valeur de rĂ©duction phĂ©nomĂ©nologique chez Sartre. Exister, c’est ĂȘtre simplement lĂ  et aucune reprĂ©sentation de son passĂ© ne donnera une consistance au cogito et pire encore elle Ă©loignera le moi de lui-mĂȘme. C’est le projet de reprĂ©sentation de soi qui est en lui-mĂȘme trompeur et conduit Ă  cette situation limite du monologue de Roquentin Je suis, j’existe, je pense donc je suis ; je suis parce que je pense, pourquoi est-ce que je pense ? Je ne veux plus penser, je suis parce que je pense que je ne veux pas ĂȘtre ». Sartre durcit le trait afin de souligner le caractĂšre vain, voire obscĂšne, de la reprĂ©sentation de soi qui finit par ĂȘtre une glu pour l’existence, pour la libertĂ©. Le rĂšgne de la reprĂ©sentation, c’est l’homme capturĂ© par lui-mĂȘme et enfermĂ© dans la prison de ses fantasmes ; c’est l’homme enfermĂ© dans l’immanence. Or, dans ce roman philosophique, Sartre dĂ©crit comment depuis l’expĂ©rience du vide de notre ĂȘtre il est possible de se donner une consistance, de transformer une existence d’abord absurde en une existence sensĂ©e. Le sens de son existence n’est donc pas ce qui serait toujours dĂ©jĂ  lĂ  et disponible dans une reprĂ©sentation de soi, mais il est ce que l’on se donne par ses actes, ce que l’on ne doit cesser de se donner. De ce point de vue, le nĂ©ant est bien un mode de la donnĂ©e Ă  soi-mĂȘme, puisqu’il ouvre Ă  l’avoir Ă  ĂȘtre non anticipable dans une reprĂ©sentation. Sartre donne bien alors Ă  penser qu’il y a deux types d’existence l’existence qui se fige dans des reprĂ©sentations de son passĂ©, qui est obsĂ©dĂ©e Ă  l’idĂ©e de dĂ©gager un en soi » de soi, et celle qui se libĂšre d’elle-mĂȘme, qui se nĂ©antise, qui dĂ©couvre la transcendance de l’ego, pour ĂȘtre toujours crĂ©atrice d’elle-mĂȘme en agissant dans les situations que le monde nous impose. La libertĂ© est une tĂąche Ă  renouveler sans cesse que Sartre dĂ©finit ainsi dans L’Être et le NĂ©ant La libertĂ© qui se manifeste par l’angoisse se caractĂ©rise par une obligation perpĂ©tuellement renouvelĂ©e de refaire le Moi qui dĂ©signe l’ĂȘtre libre ». p. 70. La libertĂ© du moi est de se donner son propre futur par ses actes libres et il n’y a que de cette maniĂšre, et non par la reprĂ©sentation du passĂ©, que l’on peut surmonter la contingence de son existence. La thĂšse classique de Saint Thomas d’Aquin est operari sequitur esse, l’agir suit l’ĂȘtre, mais lĂ  il est possible de renverser la proposition et dire que l’ĂȘtre suit l’agir ; il y a un rejaillissement du vĂ©ritable agir sur l’ĂȘtre qui en est l’agent. Ainsi la libertĂ© fonde la reprĂ©sentation vraie. 3 La re-prĂ©sentation de soi par et pour autrui La reprĂ©sentation de soi ne possĂ©dera jamais la certitude de la reprĂ©sentation des mathĂ©matiques, non parce qu’il n’y a pas de certitude, mais parce que sa certitude est d’une tout autre nature que la certitude d’entendement des mathĂ©matiques liĂ©e Ă  la transparence de l’esprit Ă  lui-mĂȘme dans la considĂ©ration d’un objet produit par le sujet. La certitude de soi est d’une autre nature et relĂšve plus de ce qu’on appelait une certitude morale. Mais comme on l’a vu la certitude de la reprĂ©sentation de ce que je dois faire a certes avant tout une signification Ă©thique, celle de la conscience de ma responsabilitĂ© insubstituable, mais on peut pour terminer se demander si cette reprĂ©sentation de soi comme responsable, si cette veille du soi Ă©thique qui ne cesse de tenter de ne pas s’endormir, vient des seules forces du sujet ou bien si elle ne trouve pas sa source dans l’appel d’autrui, dans l’appel du monde. Cette reprĂ©sentation comme veille Ă©thique serait alors une prĂ©sence sans transparence, puisque dans une situation qui m’interpelle je sais que c’est Ă  moi d’agir, sans pouvoir me dĂ©lester sur un autre de cette tĂąche, mais sans savoir nĂ©cessairement ce que j’ai concrĂštement Ă  faire. L’injonction me surprend sans pour autant m’apprendre ce que je dois faire et c’est du coup ce qui me pousse Ă  tenter de me reprĂ©senter ce que je dois faire dans la circonstance prĂ©sente. L’appel d’autrui dans sa dĂ©tresse me convoque et est la vraie source d’une reprĂ©sentation de soi qui ne serait pas trompeuse en ce qu’elle rĂ©pond Ă  une situation concrĂšte me demandant qui je suis suis-je celui qui dĂ©tourne la tĂȘte ou suis-je celui qui s’engage ? C’est une façon de dire qu’on ne peut accĂ©der Ă  son essence, qu’on ne peut se voir, que de maniĂšre indirecte en passant par le monde et par autrui. C’est en rĂ©pondant Ă  autrui, en agissant, que je peux me connaĂźtre et ainsi accĂ©der Ă  une reprĂ©sentation de mon essence. Toute reprĂ©sentation directe de soi, mĂȘme celle du je pur, serait alors trompeuse, dans la mesure oĂč c’est en m’ouvrant au monde et en me risquant dans le monde, donc en tant que sujet exposĂ©, que je peux savoir qui je suis. Tout le reste n’est peut-ĂȘtre que littĂ©rature. Autrement dit, je ne peux me comprendre que si je m’oublie en me donnant, et c’est en tant que je me donne dans ma rĂ©ponse que je peux approcher de mon vrai soi. Levinas radicalise cette thĂšse en partant d’une critique de la reprĂ©sentation dans son sens kantien en ce qu’elle s’en tient Ă  l’identitĂ© qui ramĂšne tout au mĂȘme et manque l’ipsĂ©itĂ©. Si Kant dans la prĂ©face de la seconde Ă©dition de la Critique de la raison pure B XVIII fait du terme de reprĂ©sentation un concept central de la mĂ©taphysique de la subjectivitĂ© par un changement de mĂ©thode dans la façon de penser c’est que nous ne connaissons a priori des choses que ce que nous y mettons nous-mĂȘmes », Levinas veut lui effectuer une contre-rĂ©volution copernicienne afin de sortir d’une pensĂ©e de la reprĂ©sentation qui ne fait que rĂ©duire l’Autre au MĂȘme. Il Ă©crit dans TotalitĂ© et infini L’intelligibilitĂ©, le fait mĂȘme de la reprĂ©sentation, est la possibilitĂ© pour l’Autre de se dĂ©terminer par le MĂȘme, sans dĂ©terminer le MĂȘme, sans introduire d’altĂ©ritĂ© en lui, exercice libre du MĂȘme. Disparition, dans le MĂȘme, du moi opposĂ© au non-moi ». p. 129 Justement Levinas montre qu’il est impossible de dĂ©tacher le moi de la reprĂ©sentation des conditions oĂč il prend naissance, comme le visage, la souffrance ou la fraternitĂ©, et qu’il est possible d’envisager une autre intelligibilitĂ© du moi dans laquelle il est autre chose qu’une totalisation continue de soi dans le prĂ©sent. Finalement, Levinas montre que la reprĂ©sentation de soi au sens de Kant et aussi de Hegel est trompeuse parce qu’elle est aliĂ©nante en rĂ©duisant toute altĂ©ritĂ© en soi. Telle est la nouveautĂ© de sa thĂšse il veut mettre en lumiĂšre que seul le moi exposĂ© Ă  l’altĂ©ritĂ© et dĂ©pouillĂ© de lui-mĂȘme n’est pas aliĂ©nĂ©, comme il l’écrit dans L’intrigue de l’infini p. 192. Il ne s’agit pas pour Levinas de renier toute reprĂ©sentation de soi, mais de donner Ă  voir qu’elle ne possĂšde une vĂ©ritĂ© que par rapport Ă  un exil de soi et que l’expĂ©rience de soi ne se rĂ©duit pas Ă  la reprĂ©sentation de soi. Contrairement Ă  la perspective ouverte par Sartre, il ne s’agit pas de dĂ©cider de s’oublier pour se dĂ©couvrir dans l’action, mais d’entendre un Ignore-toi toi-mĂȘme » qui vient du visage toi-mĂȘme d’autrui, d’autrui comme visage, et qui me libĂšre de ma reprĂ©sentation pour me donner Ă  voir dans ma rĂ©ponse, dans ma responsabilitĂ© illimitĂ©e antĂ©rieure Ă  mon moi libre. Ainsi Levinas critique la Vorstellung, c’est-Ă -dire selon lui la reprĂ©sentation au sens kantien qui enferme le sujet en lui-mĂȘme, et mĂ©nage la VergegenwĂ€rtigung, c’est-Ă -dire la reprĂ©sentation au sens husserlien, mĂȘme si le rassemblement de soi dans le prĂ©sent qu’elle effectue manque la responsabilitĂ© pour l’autre. Il veut ainsi montrer que la reprĂ©sentation de soi dans le prĂ©sent ne vit que par un commandement rĂ©vĂ©lĂ© avant toute prĂ©sentation devant un sujet. Avant tout engagement, je suis responsable, otage dit Levinas dans une formule hyperbolique. DĂšs lors, si la conscience est bien re-prĂ©sentation, c’est-Ă -dire rĂ©tention, mĂ©moire rĂ©miniscence selon Levinas, si elle est la libertĂ© du sujet en acte, ce rassemblement de soi qu’est la conscience de soi ne vit que de l’exode de soi qu’est l’effraction d’autrui, qui nous fait exister au-delĂ  de l’essence. Il Ă©crit dans Autrement qu’ĂȘtre ou au-delĂ  de l’essence Le problĂšme consiste seulement Ă  se demander si le commencement est au commencement ; si le commencement comme acte de la conscience n’est pas dĂ©jĂ  prĂ©cĂ©dĂ© par ce qui ne saurait se synchroniser, c’est-Ă -dire parce qui ne saurait ĂȘtre prĂ©sent – par l’irreprĂ©sentable ; si une anarchie n’est pas plus ancienne que le commencement et la libertĂ© » p. 257. L’anarchie est ici ce qui ne peut pas entrer dans l’ordre venant de la conscience, mais c’est bien cet infini qu’est autrui, qui me rĂ©vĂ©lant mon propre infini, fait vivre mes reprĂ©sentations finies de moi-mĂȘme en les maintenant ouvertes Ă  l’excĂšs de ce que je peux devenir sur ce que je suis au prĂ©sent. C’est dans cette ouverture que la reprĂ©sentation de moi n’est pas trompeuse. Ainsi, ce troisiĂšme temps a pu montrer que la reprĂ©sentation de soi n’est pas trompeuse quand elle ne cesse d’ĂȘtre dĂ©faite par un appel qui est mon avenir absolu. Conclusion Les trois moments de ce travail ont permis de mettre en lumiĂšre en quoi la reprĂ©sentation de soi n’est pas trompeuse Ă  la condition de commencer par se libĂ©rer de tout ce qui relĂšve de la Vorstellung frauduleuse, de la mise en scĂšne de soi dans laquelle je ne vois de moi-mĂȘme que ce que je veux y mettre, mĂȘme si cette Vorstellung a son utilitĂ© dans la vie sociale, puisqu’elle rend possible les rapports de rĂŽle Ă  rĂŽle, voire de masque Ă  masque. Cela a conduit au projet d’une prĂ©sentification de soi, de la reprĂ©sentation de soi par un rassemblement dans le prĂ©sent de sa vie, notamment dans le rĂ©cit, Ă  la condition de ne jamais figer un tel rĂ©cit. Mais pour concevoir une vĂ©ritĂ© de la reprĂ©sentation de soi comme moi empirique, une adĂ©quation entre rĂ©cit et rĂ©alitĂ©, il a Ă©tĂ© nĂ©cessaire de montrer que cette reprĂ©sentation de soi doit s’enraciner dans un vrai commencement, celui du je pur, celui du libre regard sur le monde et sur soi. C’est donc bien un autre soi qui peut porter la reprĂ©sentation de son moi empirique, notamment dans le souvenir, mais il faut alors souligner que le sens de la reprĂ©sentation de soi change, car on est alors passĂ© de la question quoi » Ă  la question qui ». Le je pur dĂ©gagĂ© par le doute et la rĂ©duction est, comme dit Levinas dans Hors sujet, une veille antĂ©rieure Ă  tous les rĂ©veils ; ce n’est pas une mise en scĂšne de soi comme voyant, mais une prĂ©sence continue Ă  soi dans l’acte de voir le monde, une nouvelle prĂ©sence toujours recommencĂ©e au sens d’une renaissance continuelle. Mais le dernier moment a voulu montrer que ce commencement dans sa dimension pratique et Ă©thique suppose toujours un autre commencement, celui du monde toujours dĂ©jĂ  lĂ  et dans lequel je dois agir, et l’effraction d’autrui qui me force Ă  me poser la question qui suis-je ? ». Or c’est

la conscience de soi est elle trompeuse